MENSURATIONS
Avant-bras à 5 cent, au-dessus de l’apophyse styloïde
Main droite. — La main présente l’aspect caractéristique de l’atrophie dès interosseux et des petits muscles de la main. La main est simienne, aplatie, .les saillies des éminences thénar et hypothénar sont effacées. Il existe en outre une certaine griffe. Les premières phalanges sont en hyperextension dorsale, les deux dernières phalanges en flexion légère. La peau de toute la main est lisse, luisante, cyanosée et froide, les ongles sont incurvés, striés longitudinalement et semblent croître plus vite. La pulpe des doigts est atrophiée, les articulations ne sont pas souples, les mouvements passifs sont limités par suite d’ankyloses fibreuses. La main présente eh un mot tous lés caractères des traumatismes graves.
Mouvements actifs. — Le malade peut élever son bras jusqu’à l’horizontale,mais non au delà, ce qui tient peut-être plus aux rai¬
deurs articulaires, qu’à l’impotence musculaire véritable. Il peut étendre et fléchir l’avant-bras sur le bras, et fléchir la main sur
l’avant-bras.L’extension de la main s’exécute plus difficilement, et
ne dépasse guère la ligne horizontale. Les mouvements d’extension
et de flexion des doigts sont limités (parésie des fléchisseurs et ex-
tènseurs et raideurs articulaires).
Le malade peut éteDdre et fléchir la 3* phalange du pouce, ü
peut èxécuter un léger mouvement d’adduction, mais le moindre
mouvement d’opposition est impossible. Il en est de même des
monvements d’abduction et d’adduction des doigts.
piqûre, à la douleur, au contact, à la température.
Pas de douleurs irradiées, pas de douleurs à la pression des apo-
;lfî
La jambe droite peut à peine exécuter quelques mouvements, les muscles sont moins atrophiés qu’à gauche, la face dorsale du pied est légèrement œdématiée.
direction du professeur Gebhardt.
1" Décemire 1880. — Douleurs lancinantes dans les deux extrémités inférieures, contractions fibrillaires, fièvrej(39"6). Examen larjngoscopique difficile àpratiquer, épiglotte blanche, recouverte de veines dilatées, cordes vocales pâles ne réagissent pas comme à l’état normal, et ne se rapprochent pas pendant la phonation. Albuminurie, mort par septicémie.
Autopsie faite 39 heures après la mort par le D r Satüer.
. Cadavre amaigri et œdématié aux extrémités inférieures. Eschares des deux talons, des trochanters, du sacrum. Œdème des grandes lèvres.
Artères de la pie-mère distendues. Pseudomembranes à la face interne de la dure-mère avec pointillé hémorrhagique. Œdème cérébral et ventriculaire.
l’avait pas frappé pour le médias). En même temps la main s’affaiblit. Les douleurs, moins fortes, n’ont guère cessé que depuis deux ans et en même temps, il récupérait un peu de mouvements de l'annulaire et du petit doigt, surtout depuis un mois.
Entre à l’hôpital pour une faiblesse progressive des jambes.
Etat actuel le 17 mai 1889. — Faiblesse des membres inférieurs ne l’empêchant pas de marcher en s’appuyant; conservation des réflexes patellaire, cutané plantaire, sensibilité intacte.
. Membre supérieur gauche .
Bras et avant-bras normaux comme force et volume.
Main gauche, griffe cubitale. En produisant son maximum d’extension des doigts il arrive à placer : Petit doigt : La 1“ phalange sur le prolongement de son métacarpe; Les 2 e et 3 e phalanges réciproquement à angle droit.
Annulaire : La l n phalange dans la continuation de la ligne du métacarpien; 2 e phalange à angle droit; 3* phalange sur pro-
II peut fléchir complètement ces deux doigts dans toutes leurs articulations. Le médius, étendu au maximum, présente une légère rétraction qui lui donne la forme d’un arc. Les autres doigts ont
U Atrophie musculaire, a frappé à la main les muscles dépendant du cubital c’est-à-dire les interosseux, d’où exagération des espaces correspondants et de l’adducteur du pouce, aplatissement, qui, dit-il, aurait été plus marqué autrefois.
L’hypothénar est également atrophié. Au thénar, les muscles, court abducteur, court fléchissur et opposant sont intacts. En résumé, l’atrophie est rigoureusement limitée aux muscles de la main, innervés par le cubital. Il est difficile d’affirmer que le
groupe cubital de l’avant-bras du même côté (fléchisseurs), soit di¬
minué de volume, l’adipose sous-cutanée étant chez ce malade très développée.
La sensibilité au tact, à la douleur et à la température est diminuée à la main dans le domaine du cubital, en particulier sur le petit doigt et la face externe de l’annulaire. L’articulation radiocarpienne correspondante, présente des craquements à l’occasion des mouvements, paraissant se passer surtout dans la partie cubi¬
tale de l’articulation. Le membre supérieur droit est intact. Pas trace d’atrophie dans les membres inférieurs.
Contractilité faradique. Appareil à chariot. Minimum d’excitatation = 10 c. d’écartement des bobines.
Observation XLVI.
(H. H. Leloir) 11).
ou il contourne la tête du péroné, donne la contraction de tous les
paralytique dujambier antérieur et du triceps fémoral.
Il* VARIÉTÉ. — Paralysie des péroniers et des extenseurs commun des orteils et propre, du gros orteil, avec intégrité dujambier
Observation XL1X (personnelle).
par les bras. La station sur la jambe droite est impossible. A gauche, ou constate un pied bot varus équin, avec paralysie complète
commun des orteils et propre du gros orteil, avec intégrité du familier antérieur. Intégrité du soléaire, des mouvements de flexion
sciatique jusque et y compris les fesses, organes génitaux externes et périnée. Réaction de dégènèration dans les muscles paralysés. Atrophie des jambes. Cyanose et refroidissement. Cicatrice d’une escharre fessière. Incontinence d’urine, quelquefois incontinence
épine osseuse qui pénètre dans l’intérieur du canal vertébral et atteint la partie moyenne de la moelle. Atrophie de la moitié interne du renflement lombaire. « Dégénération secondaire de la partie moyenne des cordons postérieurs, jusqu’au niveau du bulbe et d’une zone marginale circulaire ». Dans le' segment inférieur de la moelle, hypertrophie des cylindres-axes. Dans la substance grise disparition des cellules ganglionnaires, épaississement des vais-
Dans le service de notre maître M. Balzer nous avons pu observer pendant notre année d’internat, le cas suivant : Il
et péroniers, avec intégrité du jambier antérieur, survenant chez
Tous les parents paternels sont morts de tuberculose.
Antécédents 'personnels. — Réglée à 17 ans, irrégulièrement, mariée à 22 ans. Quatre grossesses. Depuis six ans, métrorrhagies abondantes, puis développement du ventre. Depuis trois ans, don-