ATROPHIE MUSCULAIRE
Celle-ci dans les polynévrites est toujours précédée par la paralysie (ce qui la différencie des amyotrophies primitives), elle peut même dans les formes à évolution rapide manquer ou être peu prononcée et même inappréciable dans les cas légers. Cependant sa marche est rapide et elle est essentiellement dijfuse (à l'encontre de ce qui se produit ordinairement dans les poliomyélites). La bilatéralité et la symétrie lui sont communes avec certaines atrophies myélopathiques qui prédominent aussi à l'extrémité des membres, mais elle en diffère parce que les membres inférieurs se prennent le plus souvent avant les membres supérieurs et que « en règle générale, à quelque période qu'on se trouve de l'affection, ces derniers sont toujours moins pris que les premiers ; la paralysie et l'atrophie sont d'autant plus accusées que l'on examine des muscles plus éloignés de la racine des membres » (Déjerine, p. 609),
Les tremblements fibrillaires des muscles sont ici très rares : ils existent cependant parfois dans des cas où la nature névritique de l'affection n'est pas douteuse comme dans mon observation XVII et dans le cas de polynévrite pneumonique de Krafft-Ebing (1).
Comme pour la paralysie qui la précède, la symétrie est la règle générale de l'atrophie musculaire dans les polynévrites ; mais il y a des exceptions : par exemple au début de la paralysie saturnine classique (tvpe antibra-