‹ Des polynévritesChapitre 12 sur 76 · Mme DÉJERINE Klumpke. Thèse pages 68 et · texte numérisé non relu

Mme DÉJERINE Klumpke. Thèse pages 68 et

vritique. Il ne faudrait pas se hâter d'affirmer l'existence constante de troubles sensitifs s'il y a besoin d'uae longue et minutieuse exploration médicale pour en trouver d'aussi peu marqués ; heureusement que Mme Déjerine ajoute : « Du reste les troubles sensitifs ne se bornent pas seulement à l'anesthésie ; nous avons déjà signalé parmi les prodromes, des troubles sensitifs subjectifs variés ; engourdissement, crampes, etc., qui peuvent très bien persister pendant toute la période d'état de la paralysie... » Dans la paralysie diphtérique, à côté de l'anesthésie pharyngée qui paraît constante et généralement très étendue, on peut trouver, quoique avec une fréquence variable, toutes sortes de troubles sensitifs (1) des membres supérieurs ou inférieurs où, jointe à la faiblesse musculaire, l'anesthésie détermine un certain degré d'ataxie (Jaccoud). L'âge des malades en rend souvent la recherche impossible.

Réciproquement il ne paraît pas exister de polynévrites sensitives sans lésion des nerfs moteurs ; la névrite alcoolique par exemple qui réalise le type le plus pur du pseudo-tabes névritique, s'accompagne toujours de troubles musculaires depuis « l'impotence fonctionnelle à peu près absolue, confinant le malade au lit pendant de longs mois (et c'est le cas le plus ordinaire) jusqu'à la parésie légère permettant quoique avec une certaine difficulté la station debout et la marche... » (Déjerine) (2).

Toute polynévrite est donc essentiellement sensitivo-

d. Cf. RiGHON. Thèse Nancy, 1899.

2. DÉJERINE. Con/rzô. à V étude de la név. alcoolique. Arch. de phys. norm. et palh., 1887.

motrice, ceci dit en règle générale, car nous verrons qu'on admet dans de rares cas, une grande prédominance, je n'ose pas un exclusivisme, en faveur des nerfs ou moteurs ou sensilifs.

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