ORGANES DES SENS
A côté des perversions de la sensibilité cutanée, il est intéressant de voir ce qui se produit du côté des organes des sens ; on signale rarement les troubles de Volfaction^ du goût et de roule (1). Il faut admettre leur existence dans la polynévrite puisqu'ils existent dans la paralysie faciale isolée d'origine périphérique : Le facial est en effet un nerf accessoire vis-à-vis de ces sens. Dans la polynévrite, les mêmes troubles sensoriels peuvent évidemment exister si le facial est intéressé; mais rien ne s'oppose à ce que les nerfs sensoriels eux-mêmes soient atteints de névrite isolément ou en même temps que le facial (2).
La vision qui utilise un plus grand nombre de nerfs est naturellement le sens le plus souvent touché. Les ophtalmoplégies externes dont j'ai parlé peuvent être une cause de diplopie. L'opinion classique a été longtemps que les troubles iriens n'existeraient jamais (3) mais a priori pourquoi y aurait-il un privilège en faveur des nerfs ciliaires? Les faits d'ailleurs nous montrent des
i. Strumpell, 1899.
2. Grasset. Tr. des Mal. du système nerveux, 4^ édition, t. II, p. 444.