‹ Des polynévritesChapitre 18 sur 76 · BAtLL.\R,CTER cité paj.' Vallon. Gong. Marseille · texte numérisé non relu

BAtLL.\R,CTER cité paj.' Vallon. Gong. Marseille

Il les raconte avec complaisance et conviction surtout si l'idée lui vient d'expliquer les contradictions qu'on lui fiiit remarquer, par exemple entre le lieu où il se trouve et le récit qu'il fait de l'emploi de son temps. Les hallucinalions proprement dites ne sont pas rares etatteignent particulièrement la vue et le loucher (1).

Un degré de plus et ce sont les pseudorémîaiscences (ou hallucinations de la mémoire). Ce phénomène n'est pas propre à la psychose polynévritique, mais il y est plus fréquent qu'ailleurs. Il consiste en ceci: le malade localise dans son passé et présente comme des souvenirs les faits qu'il invente, les histoires qu'il brode dans son délire: ce récit est d'ailleurs vite oublié. Les cas où existe le délire avec pseudoréminiscence sont plus graves au point de vue cérébral, que ceux où l'amnésie est pure, (Soukhanoff 1897).

Cette amnésie et ce délire réunis, s'accompagnent d'un certain degré de confusion mentale, bien distinct de la confusion mentale primitive. C'est à elle qu'il faut attribuer certaines incontinences urinaires et fécales : ayant perdu la mémoire et la faculté d'attention les malades se gâtent, mais ce gâtisme n'est en rien lié à des troubles vcsicaux ou rectaux, il est d'origine psychique (2).

Dans mon observation XXIII où il n'y avait pas d'amnésie, mais un peu d'excitation cérébrale, l'incontinence était due, au moins au début, à ce que la malade aimait

1. Le délire de persécution observé par Anglabe (1900) dans le cours d'une polynévrite tuberculeuse est une exception. L'auteur attribue à l'intensité des douleurs, les hallucinations qui éta'ent à la base de ce délire.

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