TRAITEMENT CAUSAL
La première indication est de supprimer l'intoxication causale(alcool5^plomb,etc.),de s'attaquera l'auto-inoxication (diabète, troubles digestifs, dyscrasie, etc.), de lutter contre l'infection.
Les médications spécifiques (quinine, mercure etc.), peuvent avoir ainsi des indications précises et réaliser une médication de choix, mais il ne le faut pas perdre de vue que dans les cas à étiologie complexe, l'auto-intoxication domine souvent, et qu'alors le médicament, constituant un poison de plus dans l'organisme, peut être contre indiqué ; là, comme dans les cas où la cause échappe complètement, il faut s'en tenir à une thérapeutique qui est à la fois indispensable, en même temps qu'applicable à tous les cas de polynévrite : elle consiste à toujours aider l'élimination des poisons incorporés aux tissus par le régime lacté, les bains chauds, les boissons abondantes, une hygiène parfaite, et s'il y a lieu les injections de sérum artificiel et l'antisepsie intestinale.
D'ailleurs compter uniquement sur le traitement causal serait s'exposer à de graves mécomptes, car l'adage sublata causa tollitus effectiis, est d'une application restreinte : une fois constituée la lésion névritique banale, le remèd>i qui supprime la cause n'enlève pas V effet dont l'évolution reste soumise aux lois anatomiques de dégénérescence ou de réparation des tissus.
Avant de voir comment on peut aider à cotte réparation, il faut d'abord soulager le malade^