DÉJERiNE Sémiologie, p. IWi
2. Pour la sémiologie de chaque nerf en particulier voir les articles cités de D?jerinG et de BabinskI.
un certain nombre d'observations de polynévrites où l'on a constaté rexistence de troubles de la miction. Je ne parle pas bien entendu des polynévrites avec troubles psychiques (psychose polynévritiquc) où l'incontinence résulte directement de l'état mental du sujet. Mais on a signalé des cas où, même avec un état intellectuel parfait, les malades présentaient de la difficulté pour uriner, du retard dans la miction, parfois même des phénomènes de rétention ou d'incontinence persistant parfois pendant quelques jours » (Déjerine, p. 1072). Cela se conçoit car « a priori tout ce que produit une lésion des centres moteurs spinaux, peut être produit par une lésion des nerfs qui émanent de ces centres ;... les différences ne sauraient être qu'une affaire de degré ou de durée. C'est précisément quand l'incontinence d'urine et des malières fécales est mal dessinée et de courte durée, quand elle s'accompagne d'une eschare superficielle qui se cicatrise rapidement et spontanément qu'on peut être tenté de soupçonner une origine polynévritiquc à l'ensemble des accidents » (Raymond) (2).
La névrite des nerfs crâniens est importante à connaître; relativement fréquente, elle pourra aider à faire le départ entre la polynévrite et les. affections médullaires, car dans le cas d'une lésion ascendante des colonnes grises motrices « la mort arrive avant que la lésion n'atteigne le noyau du facial (2) ». Dirai-je qu'il s'agit plus souvent de paralysie faciale unilatérale (Obs. XX, XXI,