ABLATION DU MAXILLAIRE SUPÉRIEUR
On trouve dans Wately (au dire de M. Ch. Sarassin, Appréciation de la valeur des résections osseuses, thèse 1803) une sorte d’indication de cette opération. Un malade, auquel il avait excisé plusieurs fois un polype fibreux très volumineux, avait eu des hémorrhagies abondantes; il mourut, et l’on reconnut à l’autopsie que le pédicule se prolongeait en arrière jusqu’à l’apophyse basilaire. Il en fallut, ajoute-t-il, enlever un des maxillaires pour arriver au point d’implantation.
M. Flaubert fils, de Rouen, a passé longtemps pour être le premier qui ail osé tenter l’ablation d’un maxillaire supérieur dans le but d’enlever un polype naso-pharyngien ; mais, ainsi que l’a démontré M. Verneuil (Société de chirurgie, 14 mars 1860), cet honneur revient à M. Syme, d’Edimbourg, qui pratiqua celte opération le 12 août 1832. Voici la traduction de celle observation donnée par M. Verneuil :