‹ Des pouvoirs et des obligations des jurys parChapitre 4 sur 52 · AVERTISSEMENT. V · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT. V

des éti-aiîi^ers, de robservatioii des faits. Celui qui écrit, ne parlant que pour une classe de lecteurs qui partagent la plupart de ses idées , pour ses compatriotes, emploie une multitude d'expressions qui peuvent être très-claires pour les gens que l'expérience a instruits, mais qui sont souvent inintelligibles pour des étrangers habitués à des pratiques différentes.

Cette édition diffère donc de la première sur un grand nombre de points. D'abord, j'ai presque entièrement changé le discours d'introduction, et je l'ai remplacé par des considérations sur l'ordre judiciaire. Dans cette partie, qui forme près delà moitié du volume, j'ai mis en parallèle le système judiciaire anglais et celui qui existe en France. J'ai exposé aussi les diverses révolutions que cette partie de notre législation a subies, et les résultats qu'elles ont produits. En second lieu, j'ai supprimé, de la traduction de l'ouvrage de Richard Phillips , les nombreux statuts qu'il avait rapportés , et que l'acte du 22 juin 1825 a abrogés , et je les ai remplacés par les dispositions de cet acte. Enfin, j'ai ajouté, à la fin du volume, une table alphabétique des juridictions ou divisions territoriales, des magistratures, des actes judiciaires, des délits, et des titres ou qualités dont la connaissance est nécessaire à l'intelligence des lois relatives aux jurés et aux jurys.

L'addition de cette table m'a permis de supprimer les notes nombreuses à l'aide desquelles j'avais tenté

VI AVERTISSI-WE^T.

d'cclaircir les dispositions de plusieurs lois dans la première édition.

Si l'on ne jugeait les lois anglaises sur l'institution du jury que d'après une lecture superficielle , on serait repoussé par une multitude de mots inintelligibles et barbares -, mais si l'on surmonte cette difficulté , si l'on commence par se faire des idées bien nettes des actes ou des faits que ces mots servent à désigner, on ne tardera pas à se convaincre que le jugement par jurés, non tel que nous le voyons parmi nous, mais tel que les lois anglaises l'établissent, est le plus beau système judiciaire que l'esprit bumain ait jamais conçu*, on verra que, non-seulement il est audessus de tout ce qui a jamais été pratiqué, mais de tout ce qui a été imaginé par les philosophes les plus renommés anciens et modernes. Plus on méditera sur cette institution , et plus on se convaincra que chez nous elle a été mal comprise ou mal appliquée ; plus aussi l'on regrettera que, dès le commencement de notre révolution , elle n'ait pas été adoptée dans toute sa pureté, comme le proposa le général La Fayette, après en avoir observé l'application en Amérique.

11 y a deux manières de se servir de la table que j'ai placée à la fin du volume -, l'une est de la consulter à mesure que les mots qui y sont expliqués se présentent dans le cours de l'ouvrage ; l'autre est d'en lire d'abord les articles , non en suivant l'ordre alphabétique , mais en suivant Tordre des idées. Cette dernière manière est celle qui convient le mieux aux

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