‹ Des prédicateurs du XVIIe siècle avant Bossuet (volume 4)Chapitre 18 sur 21 · M LA FRONDE · texte numérisé non relu

M LA FRONDE

remonter jusqu'à Plaute la généalogie littéraire de ScarroD» était resté sans réponse (1). Le docte Père Yavasseur obéit de bon cœur à Fappel du maître. Mais il fut un peu long à ranger en bataille ses arguments, et à polir ses phrases. Quand son œuvre, enfin achevée, parut en 1658, sous forme de discours à Balzac, celuici était mort depuis plusieurs années, la vogue des bouffons pâlissait, et Tinépuisable gaité de Scarron lui* même ne déridait plus aussi facilement un public refroidi. Le Père Vavasseur se mettait en campagne au moment où Tennemi allait repasser la frontière. Son traité n'en est pas moins un très -estimable livre, savant, judicieux, bien fait, rempli de fins jugements et de vues instructives, et digne de vivre, s'il n'eût été écrit en lalin {De ludicra4ictione liber, in quo totajocandi ratio ex veterum libris œstimàiurj Luieiiœ^ 1658).

Tandis que la prédication burlesque agitait, pour la dernière fois, ses grelots dans la chaire, un autre vieux scandale tenta aussi d'y reparaître. Le sermon politique sembla, un instant, vouloir renaître à la faveur des nouveaux troubles civils. Un homme, du moins, un

(1) F. Ma$mraty p. 464 et suiv.Ce qui achevait de rendre odieuses à Balzac les hérésies littéraires du Mascurat^ c'est qu'en plusieurs endroits de ce livre Naudé s'était moqué de son style guindé et de ses figures outrées.

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