AIS
OsservaTion XLIII
Résumé. — Femme, soixante-neuf ans. Démence sénile. Pleurer spasmodique. Marche à petits pas. Ictus épileptiformes.
Aulopsie. — Cràne dur et cassant. Dure-mère adhérente à la calotte. Liquide céphalo-rachidien très abondant. Pie-mère très épaissie, opalescente, pas adhérente, Artères cérébrales très athéromateuses.
Cerveau : 1.160 grammes, ferme. Ventricules très dilatés.
Hémisphère droit: Foyer de ramollissement cortical ancien ayant détruit le pied de F2 et de F3. Un autre foyer au-dessous de la scissure calcarine. A la coupe, lacunes dans le noyau caudé, la substance blanche, la couche optique.
Hémisphère gauche : Nombreuses lacunes dans la portion externe dn noyau lenticulaire. Trois volumineuses lacunes dans la couche optique qui est absolument ramollie, diffluente. Gros ramollissement du volume d’une noisette à la partie inférieure du lobe occipital.
Cervelet : 145 grammes. Lacunes dans le noyau dentelé, dans les deux hémisphères. Consistance molle. Protubérance : Deux lacunes ; l’une du volume d'une lentille. Bulbe, rien d’anormal.
On ne trouve à l’aulopsie de la malade de l’Observation XXXIX que les lésions caractéristiques de la paralysie générale. En particulier, la protubérance est ferme ; à la coupe, pas de lésions. Nous verrons plus loin qu’elle présentait en coupe microscopique un semis lacunaire visible même à l'œil nu.
Quant à la sénile (Obs. XL), son cerveau présentait plusieurs ramollissements. Le pédoncule cérébral était remarquable par l'existence d’une lacune sous l’aqueduc de Sylvius à gauche et d'une petite lacune dans le noyau rouge.
Nous n’insisterons pas sur l'examen macroscopique de l’encéphale des pseudo-bulbaires. Certes, les lésions de la corticalité et les lacunes des noyaux gris centraux y sont fréquentes. Mais nous eslimons, avec Oppenheim, Siemerling, qu’il y a lieu . de rechercher d’abord les lésions du bulbe lui-même. Cette opinion se justilie d’ailleurs dans certains cas par le simple
examen macroscopique (Obs. XLI, XLII). Dans les autres cas on observe constamment des lésions qui, pour être histologiques, n’en sont pas moins grossières.
Nous signalerons chez ces mêmes malades des lésions cérébelleuses (Obs. XLI, XLIII). Enfin, dans un cas, un foyer de ramollissement intéressant le pied de la troisième frontale gauche et de la deuxième frontale dédoublée (Obs. XLIT). L’observalion clinique incomplète ne nous permet malheureusement aucune conclusion sur ce point.