‹ Des Principales Causes de Mort Dans la Néphrite Interstitielle ChroniqueChapitre 11 sur 22 · DUR 7 DES · texte numérisé non relu

DUR 7 DES

adhérente, enlève ça et là quelques parcelles de substance corticale. Surface granuleuse, bosselée, granulations blancjaunätre sur fond rouge.

Cerveau. — Rien à noter dans le cerveau, si non un peu d'œdème et d’épaississement des méninges à la convexité.

B. — Urémie dyspnéique

Une autre forme de l’intoxication urémique, moins fréquente sans doute que l’urémie cérébrale, mais qui cependant est cause de la mort d’un certain nombre de malades atteints de néphrite interstitielle, est la forme décrile sous le nom d’urémie dyspnéique.

L'histoire de cette complication est toute moderne.

Elle avait déjà été signalée par Bright, par Heaton et Wilks en Angleterre, par Rayer en France, mais sans que ces auteurs en aient donné d’explication. Ce n’est que dans ces dernières années qu’elle à été bien observée et bien décrite, par M. Fournier (Thèse d’agrégation, 1863), MM. Hérard, Parrot, MM. les prof. Jaccoud et G. Sée.

La dyspnée urémique s’installe le plus ordinairement brusquement, il n’est pas rare cependant de la voir débuter d’une façon insidieuse. Elle est caractérisée par une dyspnée revenant sous forme d’altaques à des intervalles plus ou moins éloignés, et présentant de temps à autre des exacerbations et des rémissions. |

Quelquefois la respiration des malades offre un caractère tout particulier, c’est le type respiratoire de Cheyne-Stokes. M. Cuffer, qui l’a surtout bien étudiée dans l’urémie, ne l’aren-

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La durée de ce type singulier de la respiration est fort variable, depuis quelques heures, jusqu’à quelques semaines, et même des mois entiers. |

Ce-qui caractérise la dyspnée urémique c’est l’absence de lésions suffisantes pour l’expliquer du côté des organes respiratoires ou circulatoires. À l’auscultation on ne irouve rien, tout au plus quelques räles disséminés.

Le pronostic est excessivement grave, car la mort a été, jusqu’à présent, le terme fatal de cette terrible complication. La respiration de Cheyne-Stokes est surtout de mauvais augure; ce phénomène a toujours précédé de fort peu la période terminale, et a été souvent presque le précurseur des accidents comateux. (Rendu.)

Le traitement est malheureusement trop souvent inutile. Le chlorhydrate de morphine sous forme de potion ou par la voie hypodermique amène un soulagement rapide, mais il peut ne pas être sans danger. L'iodure d’éthyle, en inhalations, est un bon médicament.

Le traitement qui a paru réussir le mieux jusqu’à présent, dit le D° Loiseau, est la saignée, si le malade n’est pas trop affaibli. Les purgatifs, si l'état des fonctions intestinales l’indique, peuvent rendre aussi de grands services.

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