‹ Des Principales Causes de Mort Dans la Néphrite Interstitielle ChroniqueChapitre 12 sur 22 · MON · texte numérisé non relu

MON

OBsERvATIONS [II

Urémie à forme dyspnéïque. Service de M. le Professeur Lasègue. Hôpital de la Pitié; salle Saint-Paul, lit n° 8.

N..., âgé de 47 ans, profession homme de peine, n’a cessé de travailler que dix jours avant son entrée à l’hôpital, ressentant une courbature et une vive douleur de reins, il appela son médecin qui reconnut que ce malade était albuminurique. Celui-ci avait peu d’œdème; une légère dyspnée revenant par moments.

Purgatifs légers.

Régime lacté.

Le malade entre à l'hôpital le 13 septembre 1879, à la suite d’un accès de dyspnée qui l’a pris subitement chez lui.

A la visite, nous trouvons le malade sur son séant, dans un état de dyspnée extrême. La respiration est fréquente et très pénible. Tous les muscles accessoires de la respiration se contractent violemment sans effet utile. La face n’est pourtant pas cyanosée ; elle est pâle, bouffie, les paupières sont infiltrées de sérosité. Les extrémités inférieures sont légèrement œdémateuses et froides au toucher.

La sonorité de thorax est normale. Le murmure respiratoire s'entend dans toute la poitrine et est entremêlé de temps à autre par quelques râles sibilants. C’est seulement à la base du poumon droit qu’on constate une légère congestion pulmonaire, révélée par quelques râles humides, signes fort insuffisants pour expliquer une dyspnée aussi terrible.

L'auscultation cardiaque, rendue très difficile par le tumulte

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