Pour déterminer sur la plaque photographique le point
correspondant à la lecture des cercles on observe un point de mire convenable que l'on vise avec la lunette et dont on prend une photographie. En général, ce poijit ne coïncide pas exactement sur l'image avec l'entrecroisement des fils de la chambre noire, comme nous l'avons dit plus haut. (Fig.
8.) On détermine les corrections à faire en plaçant sur l'image la plaque de verre, quadrillée
en millimètres, de manière que l'image du fil vertical coïncide exactement avec une des lignes du verre quadrillé et en lisant les coordonnées de l'image du point de mire. (Il ne faut pas oublier qu'on doit lire les x positifs à gauche de l'origine.) On fera bien, en guise de contrôle, de renverser l'instrument et de répéter les mêmes opérations. On trouvera les mêmes corrections avec des signes opposés (nous avons trouvé pour l'un de nos instru-
Fig. 8.
ments les corrections suivantes; en hauteur +3.45 mm, en azimut + 0.35 mm et, pour Tautre, en hauteur + 0.0 mm, en azimut ^ 0.95 mm). Quand il s'agit de photographier des cirrus on doit employer un écran jaune. Les deux surfaces de cet écran étant rarement exactement parallMes, Timago d'un point quelconque subit une légère déviation ; on doit par conséquent avoir soin que récran soit toujours placé dans la même position devant la lentille de Tinstrument. Donc, le point de la plaque qui servira d^ origine doit être déterminé avec et sans écran.
5. Il faut déterminer la valeur angulaire d*un millimt^tre du verre quadrillé. Pour cela il suffit de voir quelle est, en millimètres, la distance entre les imag'es de deux points dont on a mesuré auparavant la distance angulaire (nous avons pour Tun de nos instruments 1 mm=i2\86 et pour l'autre i mm =12', 20). Il est indispensable, qu'à quelle distance que ce soit du centre de la plaque, la valeur angnlairc d'un millimètre soit toujours la même ; cela revient à dire que la lentille de T objectif doit être excellente.
B. Mestire d'un nuage.
1. De chaque station on observe avec la lunette de l'instrument la mire commune. Cette observation nous donne immédiatement et la division du cercle horizontal qui correspond à Tazimut de la base, et Terreur possible du zéro du cercle vertical.
2. Les deux observateurs s'accordent par téléphone sur la partie du ciel à photographier*
3. Les instruments une fois installés dans la direction convenue, les expositions instantanées se font simultanément sur un signal donné par téléphone. H est évident qu'on peut facilement obtenir un synchronisme absolu en faisant agir les obturateurs au moyen d'un courant électrique que Ton ferme à Tune des stations.
4* On lit les cercles des instruments en comptant les azij muts de la base dans le sens S — W — N — -E, de o"* à 360°.
5. Il faut choisir avec soin sur les deux clichés deux points exactement correspondants et les marquer avec une pointe fine.
6. On place le cliché sous le verre quadrille, puis on lit les coordonnées du point marqué, en prenant pour origine le point déterminé selon A4, Ces coordonnées réduites à leurs valeurs angulaires (A 5) sont ajoutées aux angles azimutal et vertical ou en sont retranchées. La même opération étant faite sur les deux clichés, nous avons les ang'les a^, a.,^ h^ et h^.
7. Enfin la position du point observé se calcule au moyen des formules suivantes démontrées plus haut:
è sîn a^ tan h. h sïn «. tan h., ^
sin [a^ — «1 ) 5in {a., — a^ )
b sin ffg cos ^i , ^ sin ^i cos a^ ^
sin{fl'sj— ^1)
Exemple i: un point d'un Cumulus nous a donné ff^ — 270^' 47^7 h^ = 2o^ 20^7
d'où
Sg = 2Q02 m
sz^2884ni, As = 35m,
x=i2si m,
jV = — 77S9 m.
Exemple 2: un point d'un Cirrus
iî^ fl!l = — ■2*^41
d'où
z^ = 8o28ni 3^ = 7967 m s=7gg8m, A2=6tTnf
jr = ^io8gom, y^l 907 m
Exemple 3: un point d'un Cirrus
GOOQIC ;
d'où
2, = iiioom
Az =
Exemple 4 : un point d'un voile très fin de Cirrus plus haut, sur le même cliché que le précèdent
d'où
X = 295 m, jV = 12857 n^-
§ 3. On a déterminé à l'observatoire de Kew en Angleterre la hauteur et la marche des nuages au moyen de deux appareils photographiques dirigés exactement vers le zénith. Un cercle d'un rayon de 15° autour du zénith est photographié des deux stations. On superpose les clichés de manière que les images des nuages coïncident exactement et Ton mesufe la distance entre les deux points zénithaux. De là on calcule facilement la hauteur cherchée. (Voyez: Report of the Kew Committee for 1890, p. 7 et Proceedings of the Royal Society, T. 49, p. 467.)