‹ Des principes de l'écriture phonétique et des moyens d'arriver à une écriture universelleChapitre 13 sur 65 · CHAP. VII. DE L'APPAREIL VOCAL DE L'HOMME. A · texte numérisé non relu

CHAP. VII. DE L'APPAREIL VOCAL DE L'HOMME. A

appelle la gloite, et la contraction plus ou moins prononcée des cordes vocales, qui haussent ou baissent le son. L'homme peut dune chanter, quoiqu'il ne puisse parler, avec le larynx seul, en émettant toujours le même son, et plus particulièrement le son A. C’est même de cette manière qu'il convient de s’exercer au chant, et c’est celle que les professeurs font employer d’abord à leurs élèves, afin de ne pas compliquer pour eux la nécessité de chanter les sons avec celles de les parler (1), et de laisser ainsi toute leur attention se concentrer sur les différences de qualité, et spécialement sur la justesse du son.

Il est à remarquer que, pour les organes de la voix, l’homme est loin d’être supérieur aux autres animaux. Beaucoup d’entre ces derniers, et notamment les oiseaux, pourvus d’un larynx en partie double, peuvent déployer dans la production des sons et dans les modifications de qualité qu'ils leur impriment, une volubilité et une souplesse d’inflexion, dont l’homme ne peut approcher

En revanche, les organes de la parole sont plus parfaits chez l’homme que chez aucun autre animal. Les plus avantagés sous ce rapport, comme les perroquets, ne peuvent qu'articuler à grand”

(4) V. M. Max Müller (Leçons sur la science du langage, trad. Harris et Perrot, p. 149).

peine, et après une longue éducation, quelques sons parlés qui restent toujours confus. La plupart des animaux, et surtout les quadrupèdes, n’ont qu'un ou deux sons, ou trois ou quatre au plus, se distinguant les uns des autres par des différences de valeur. Encore ces sons appartiennent-ils plus ou moins à cette classe de sons sourds et indécis, sans relief ni précision, qu'on appelle sons inarticulés, et dont la valeur est fort difficile à saisir. En revanche, ces sons se distinguent en général par des différences de qualité très-marquées, au moyen desquels l'animal exprime ses différents sentiments.

Chez l’homme, au contraire, les organes de la parole, grâce à leur délicatesseet à leur flexibilité, émettent presque naturellement et sans grand effort d'éducation, outre les sons inarticulés qu’on peut en faire sortir, et qui n’eutrent pas dans la composition du-langage, un grand nombre de sons nettement articulés dont chacun a sa valeur propre, distincte de celle des autres sons.

Ces organes sont la langue, le voile du palais, la voûte palatine, les fosses nasales et les dents. A la différence des poumons et du larynx, ils ne jouent qu'un rôle tout à fait secondaire dans la production du son, et dans les modifications de qualité qu'il éprouve ; mais ils exercent une influence active et décisive sur sa valeur. C’est seulement grâce à eux et aux différentes dispositions

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