CHAP. VII. DE L'APPAREIL VOCAL DE L'HOMME
que nous leur faisons prendre, que nous pouvons modifier les sons émis par les larynx, en leur donnant une valeur nouvelle et caractérisée ; en un mot, parler.
Bien que les conséquences dela distinction que nous venons de développer aient échappé en partie, suivant nous, aux linguistes et même aux physiologistes, la distinction même n'a jamais été contestée; elle a toujours, au contraire, été reconnueet enseignée par tousles physiologistes (1). Ils font observer notamment que les organes de la voix ont une part si peu essentielle à la parole, que les autres organes qui complètent l'appareil vocal peuvent à la rigueur se passer du concours des poumons et surtout du larynx, et parler néanmoins : ils citent comme preuve à l'appui, le chuchotement ou parler à voix basse, où le larynx n'agit point, spécialement quand on chuchotte durant l'inspiration de l’air dans les organes respira-
(4) Nous citerons entre autres: Dodart, physiologiste du xvu® siècle (Sur les causes de la voix de l'homme et de ses différents tons, inséré dans les Mémoires de l’Académie des Sciences, p. 246 et suiv.); Müller { Physiologie, trad, Jourdan, t. Il, p. 159 et 237); Gerdy (Physiologie, p. 128); Segond (Mémoire sur la parole, inséré dans les Archives générales de médecine de 1847, 4° série, t. XIV, p. 346); Longet (Physiologie, fascicule III, p. 176 de la 2° édit.); Béclard (Physiologie, pag. 747 et suiv. de la 4e édit.).