‹ Des principes de l'écriture phonétique et des moyens d'arriver à une écriture universelleChapitre 23 sur 65 · CHAP. X. CLASSIFICATION DES SONS · texte numérisé non relu

CHAP. X. CLASSIFICATION DES SONS

tion, et la seule conforme au point de vue auquel doit se placer le grammairien.

Il est d’ailleurs à remarquer que, pour un certain nombre de sons, lès deux modes de classification, d’après la cause qui les produit,ou d’après l'impression qu'ils font sur l'oreille, conduisent au même résultat. C’est ce qui explique en partie les combinaisons mixtes qu’on trouve dans la plupart des auteurs. Mais ces combinaisons, par suite de leur manque de logique, ne peuvent satisfaire l'esprit; elles ne sont propres qu'à amener la confusion dans les idées. C’est pourquoi il convient de les rejeter pour s’en tenir strictement au système de classification des sons non d’après leurs causes, mais d’après leurs effets.

C’est d’après ce système que nous allons procéder à la classification des 36 sons de valeur différente que peut articuler l’appareil vocal de l’iomme. Ces 36 sons se divisent naturellement en deux grandes classes; les uns peuvent s’articuler seuls et sans le secours d’autres sons; on les nomme voyelles; les autres ne peuvent s’articuler qu’avec le concuurs d’une voyelle ; sans ce concours on peut bier, au moins pour un certain nombre d’entre eux, les faire entendre, mais sous forme de sifflement, ou de murmure (V. la p. 85) et non sous forme de sons nettement articulés. On le nomme consonnes (1). Le son, qui s'obtient

(1) Magendie (Physiologie, t. I, p. 316 de la 4° édit.) et

par un seul effort d’articulation, soit que ce son soit simple, et consiste en une voyelle se prononcant isolément, soit qu’il soit complexe et résulte de la réunion d’une ou plusieurs consonnes avec une voyelle, se nomme syllabe (1).

Page 1