‹ Des principes de l'écriture phonétique et des moyens d'arriver à une écriture universelleChapitre 48 sur 65 · APERÇU DES MESURES A PRENDRE POUR VULGARISERN L'ÉCRITURE RÉFORMÉE · texte numérisé non relu

APERÇU DES MESURES A PRENDRE POUR VULGARISERN L'ÉCRITURE RÉFORMÉE

Il nous resterait enfin à nous demander, pour épuiser l’examen de toutes les questions que soulève la réforme de l'écriture, comment on pourrait arriver à ce consentement universel, nécessaire pour que la réforme s’introduisit dans les mœurs, et passât à l’état de fait accompli.

Sur ce point, nous répondrons qu'il faudrait d'abord, et avant tout, y préparer les esprits, en donnant à la question une actualité qui en provoquât la discussion sérieuse, non-seulement par es savants, mais encore par le public en général.

Lorsque ce premier résultat aurait été obtenu,

et que l'utilité de la réforme serait universellement reconnue, on pourrait essayer d'éditer quelques ouvrages imprimés conformément aux règles de la nouvelle écriture (1), et tenter de la substituer peu à peu dans toutes les publications, même périodiques, à l’ancienne, de façon au moins que ces publications s’imprimassent en deux éditions qui ne différeraient l’une de l’autre que par l’emploi de l’ancienne ou de la nouvelle écriture ; les acheteurs ou abonnés choisissant celle qui leur conviendrait le mieux.

Mais ces moyens et autres semblables, seraient insuffisants pour faire adopter, d’une manière générale la nouvelle écriture, s'ils ne se combinaient avec l’enseignement de cette écriture dans les établissements d'instruction publique. C’est seulement en agissant ainsi sur les générations futures, qu’on pourrait espérer de voir la réforme réalisée pratiquement dans un délai assez rapproché. Cet enseignement devrait-il être en particulier donné dans les établissements de l'Etat, et devrait-1l y être obligatoire ou simplement facultatif? Nous croyons quant à nous, qu'il devrait y être donné, et qu'il suffirait qu'il ÿ fût facultatif, soit pour les instituteurs ou pro-

(1) C’est ce qu’afait, pour la langue anglaise, M. Pitmann, Queen's head Passage Paternoster row à Londres; e en se servant de l'écriture proposée par M. Ellis: |

Page 1