CHAP, XXII. APERÇU DES MESURES, ETC
fesseurs, soit pour les élèves, pour que la nouvelle écriture se répandît dans la pratique, et que l’ancienne passât peu à peu à l’état d'écriture savante. Dès que la transformation serait complète, on supprimerait l'étude de l’ancienne écriture , partout ailleurs que dans les établissements destinés à donner aux enfants une instruction supérieure et où l’on continuerait de l’étudier, comme nécessaire à connaître, pour se rendre un compte approfondi de l’histoire de la littérature française.
Nous ne nous arrêterons pas plus longtemps sur cette question, parce que son actualité seule permettrait de la discuter à fond avec fruit. Pour le moment, nous ne cherchons qu’à faire naître cette actualité, en appelant l’attention du public sur la réforme de l'écriture, en en présentant les éléments, et en en démontrant la possibilité et l'importance. Cette possibilité et cette importance nous ont paru beaucoup trop ignorées ou plutôt dédaignées à un moment où les progrès accomplis dans toutes les branches de la science, permettent, malgré les difficultés de tous genres dont la question est environnée, d'en aborder l'examen et d'en chercher la solution sans témérité, à un ioment où les peuples qui nous environnent s’en occupent activement, et pourraient bien à la fin réussir dans leurs tentatives. Nous avons cru qu'il n’était pas inutile d'exposer les raisons qui
peuvent au même titre faire mettre la question à l’ordre du jour en France.
L'un des buls principaux que nous poursuivons en publiant cet ouvrage, est d'aider, dans la mesure de nos forces et de nos moyens, à l’obtention de ce résultat, et nous serons satisfaits si nous avons réussi à l’atteindre.
TRANSCRIPTION AVEC LES CARACTÈRES PROPOSÉS (P. 132 ET $.) DE DIFFÉRENTS PASSAGES
DE