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Les syllabes œ&y, 0ÿ» Ey, Se prononcent devant certaines lettres tantôt an, on, en, tantôt 4, 6, €. La nasalité du son est alors moins sèche qu’en français.
La langue grecque a ceci de particulier que pour les séries a, 0, e, elle ne fait pas usage des voyelles claires, mais seulement des voyelles pleines. La série s manque complètement.
En revanche, la langue grecque est la seule avec la langue espagnole, à ma connaissance, qui lasse usage à la fois des quatre comprimées des séries d et g. Ces quatre comprimées y sont fréquentes, en particulier celles de la série d, qui sont rares en espagnol.
Les nuances essentielles que comporte la langue grecque ne paraissent pas nécessiter l'emploi de plus de deux ou trois signes accessoires.
Langue anglaise.
Outre les lettres indiquées au tableau, la langue anglaise comprend encore l’h, signe de l’aspiration, le j, qui correspond à dy, et la double lettre x (es ou gz). i se prononce le plus souvent 1; et u, 1.
Les lettres ng à la fin d’un mot se prononcent tantôt avec leurs sons propres, réunis et affectant une nuance rapide particulière, tantôt comme ri.
La consonne j, ordinairement unie à d, comme dans judge (dje), juge, s'entend seule et distinctement dans quelques mots où elle est généralement représentée par s, comme dans pleasure (plèjére), plaisir, leisure (Ièjére), loisir.
Une des grandes difficultés de la langue anglaise consiste dans la détermination de la valeur des voyelles non accentuées. Presque toutes ces voyelles, dont la prononciation est très-rapide, prennent un son sourd, à peu près identique, et assez peu distinct. M. Ellis, dans l'écriture nouvelle qu'il propose (v. la note de la p. 202), représente ce son par u, et quelquefois par e.
Convient-il, dans une écriture rationnelle, de représenter les voyelles anglaises sourdes par, ou de laisser subsister les voyelles qui les représenteraientsielles étaient accentuées,en surmontant seulement ces voyelles d’un signe accessoire? L'adoption de l’un ou l’autre système dépend du point de savoir si le son qu’affectent ces voyelles entraine, comme on l'estime généralement, un changement de valeur, ou si, au contraire, comme l'enseignent quelques auteurs, il est dû simplement à une prononciation brève et sourde, la valeur du son étant conservée. Je n'ose me prononcer sur la question, qu'il SPPRAESS aux Anglais seuls de résoudre.
La langue anglaise exigerait l'emploi de plusieurs autres signes accessoires : un signe d’ac-
LANGUE HOLLANDAISE. pat À
cent, un signe d’aspiration, un signe d'allongement, pour distinguer, par exemple, le son late (ête) tard, du son let (lt) laisser, enfin un signe de jonction pour indiquer la liaison intime des sons ai dans Z (Je), as, dans house (maison), d], dans judge (juge), th, dans church (église), etc.
On pourrait multiplier ces signes si l’on voulait reproduire les nuances diverses qu’affectent la prononciation des voyelles anglaises. Mais l’usage me paraïîtrait suffire pour régler ces nuances, qui n’ont pas, au moins en général, d’influence sur la signification des mots.
Langue hollandaise.
Outre les lettres indiquées au tableau, l’alphabet holländais comprend un ce et un q, qui sont peu usités et presque toujours remplacés par Kk; une h, signe de l'aspiration, et la double lettre x.
L’i a un son moins clair que l'i français, et se prononce parfois comme un e un peu sourd.
L’o (d) se prononce très-longuement dans certains mots.
Le v se prononce comme un f, mais parfois avec une légère nuance particulière.
La grande, on pourrait dire la seule difficulté de la prononciation de la langue hollandaise, concerne les doubles et triples voyelles qu’on appelle diphthongues, et qui sont très-nombreuses.
Plusieurs se prononcent avec des nuances toute particulières et variées, spécialement des nuances traînantes, qui exigeraient pour être représentées plusieurs signes accessoires distincts.
Langue danoise.
Outre les lettres indiquées au tableau, l’alphabet danois comprend un h, signe d’aspiration rude, et la double lettre x, qui correspond à cs.
Le g, après une voyelle, se prononce d’une manière très-douce.Quelquefois on entend un q avec une nuance douce et mouillée.
Le j se prononce ï, avec une nuance un peu âpre,
Les voyelles sont tantôt brèves, tantôt longues.
La prononciation de la langue danoise soit par les Danois, soit par les Norvégiens qui Ja parlent, mais avec une prononciation bien différente de celle des Danois, est difficile pour les étrangers. Mais les nuances essentielles, celles que devrait reproduire l'écriture, se bornent à quatre ou cinq.
Langue suédoise.
Outre les lettres indiquées au tableau, l'alphabet suédois proprement dit ne comprend que l'h, signe d'aspiration. On trouve de plus dans cer-
LANGUE ALLEMANDE, 229 tains mots d’origine étrangère le ce, l’x et le z, qui se prononcent c, es et s, et qu'on tend aujourd'hui à remplacer par k, cset s.
. La prononciation du suédois est douce, mais peu nette, et caractérisée par des nuances sourdes particulières.
Les voyelles sont tantôt longues, tantôt brèves, tantôt accentuées, tantôt sourdes.
L'o se prononce quelquefois s, avec une nuance toute particulière. L'u se prononce également s, mais avec une autre nuance. Le g, devant certaines voyelles, se prononce avec une nuance mouillée, tantôt comme un ï, tantôt comme un ri. Il en est de même du j, et quelquefois des lettres ng.
Il faudrait bien cinq ou six signes accessoires pour correspondre aux nuances essentielles de la langue suédoise.
Langue allemande.
Outre les lettres indiquées au tableau, l’alphabet allemand comprend l’h, signe de l’aspiration, et les doubles lettres x (cs), et z (ts).
L'allemand s'écrit en général avec des caractères gothiques, dérivés de l'alphabet romain, et bien moins nets que les caractères romains. On se sert aussi de ce dernier alphabet en ce qui concerne l'écriture imprimée.
La prononciation de la langue allemande est plutôt rude que douce; elle est assez distincte. Seule, la détermination des douces et des fortes, des douces comprimées et des fortes comprimées, offre quelques difficultés, les Allemands tenant peu de compte de la différence qui sépare le son doux du son fort, et faisant entendre dans certains mots, et pour rendre la même lettre, tantôt l’un, tantôt l’autre.
Comme signes accessoires, l’allemand exigerait un signe d’accent,un signe d'aspiration, un signe de jonction, par exemplé pour les doubles sons du z (ts), du ce (ts), dans citrone (citron), d’ei (a), dans en (un), d’au (as), dans haus (maison); et pourle triple son de se(sts) dans scene (scène), et peut-être un signe d’allongemént, si on ne laissait pas à l’usage seul le soin de déterminer chez certaines voyelles cette nuance, peu marquée d’ailleurs quand elle ne se confond pas avec l’accent.
Langue polonaise.
Outre les lettres indiquées au tableau, la langue polonaise comprend encore les lettres doubles, e, qui correspond à ts, et x, qui correspond à ces, et l’i ou 1 barrée qui se prononce comme un 1, mais avec une nuance rude toute particulière. Suivant les cas, et pour faciliter cette prononciation, on fait entendre avant le 1 un s ou un premier 1.