LANGUE PERSANE
Sept ou huit signes accessoires seraient néces-
saires pour représenter les nuances particulières à la langue turque.
Langue persane.
Outre les lettres indiquées au tableau, lalphabet persan comprend les lettres suivantes : , qui correspond à dj; æ, qui correspond à th; z, qui devrait se prononcer, dans les mots dérivés de l'arabe, comme k, et se prononce vulgairement comme 0; >, l aspirée, et ronflante, avec une nuance toute particulière ; £&, qui représente une nuance ou hiatus rauque, comme le bruit d'un hoquet léger, n’est usité que dans les mots dérivés de l’arabe, et se prononce moins emphatiquement que le & arabe ; &, r grasseyé ; & ou o, signe d’aspiration légère.
Les signes accessoires sont nombreux et représentent particulièrement, comme en arabe, les voyelles, que les Persans prononcent très-peu distinctement. Les voyelles nasales se rencontrent seulement dans quelques mots tirés de l'arabe.
Dans une écriture rationnelle, huit ou dix signes paraissent nécessaires pour représenter les nuances essentielles de la langue persane,
Langue arménienne.
Outre les lettres indiquées au tableau, l’alphabet arménien comprend encore les lettres suivantes : {d:, t aspiré; d., qui correspond à ts; <, signe de l'aspiration; Æ, qui correspond à dz; à, qui correspond à tg ou ti avec une aspiration sur le g ou l’f; $, qui correspond à th; ?, qui correspond à dj; »., r lingual dur et aspiré; y, qui correspond à ts; #, p aspiré ;,p, C aspiré.
d-, qui se prononce Jj et quelquefois ï, représente plus souvent une aspiration très-légère.
Il faudrait au moins trois signes accessoires pour correspondre aux diverses nuances d’aspiration de la langue arménienne, et plusieurs autres signes accessoires pour représenter les autres nuances particulières de cette langue.
Langue hindoustani.
La langue hindoustañi s'écrit, soit avec les ane ciens caractères indiens ou dévanagafis, soit avec des carattères arabes, ces derniers aidés de signes accessoires, comme dans là langue arabe:
L’alphabet dévanigari est bien supérietr à l’alphabet arabe. C’est ün des inieux conêus et des plus beaux qu'on puisse imaginer: Il a malheu-
LANGUE HINDOUSTANI. 239 reusement un grave défaut, c’est que la complication de ses caractères en rend l'écriture manuscrite, même simplifiée, extrêmement longue el pénible.
Les lettres de l’alphabet hindoustani qui ne figurent pas au tableau ci-dessus sont nombreuses, Nous ne donnerons que leur forme dévanagari.
Ce sont : x 7, qui correspond à as ; x, b aspiré et détaché légèrement ; &, p aspiré et détaché légèrement ; æ, t très-doux ; a, & aspiré ; z, t légèrement aspiré et prononcé en portant la pointe de la langue au milieu du palais; 3, le même t, sensiblement aspiré; x, qui correspond à dy; &, le même, aspiré ; x, qui correspond à th; & ou &, le même aspiré ; &, signe de l'aspiration ; «, d aspiré ; z, d légèrement aspiré, et prononcé en portant la pointe de la langue au milieu du palais; 5, le même d, sensiblement aspiré; #, r prolongé; x, r plus prolongé encore ; £, r prononcé en portant la langue au milieu du palais ; ©, le mème r aspiré ; 4, a très-doux, ne se prononce pas sensiblement ; 1, r redoublé, comme lorsqu'on se gargarise ; , ce doux et vif, se prononce en appliquant la racine de la langue au gosier.
< indique un 1 bref, £ un 1 plus allongé ; 3 indi- . que un s bref, 3 uns plus allongé; y, à, correspond aussi à ar.
La langue hindoustani est peut-être, à raison de la richesse et de la variété des nuances qui la
distinguent, cellé qui exigerail, dans une écriture rationnelle, l'emploi du plus grand nombre de signes accessoires. Il en faudrait au moins douze, dont dix rien que pour correspondre aux nuances que nous venons d'indiquer, savoir : un signe de jonction, un signe d’allongement, un signe d’adoucissement, un signe d'aspiration ordinaire, un signe d'aspiration avec détachement léger, un signe d'aspiration légère, un signe indiquant que t, d ou r doivent être prononcés en portant la pointe de la langue vers le milieu du palais ; trois signes indiquant que r doit être prolongé, plus prolongé encore ou redoublé.
Ces signes devraient de plus être cumulés ie fois sur la même lettre.
Langue malaise.
L'écriture malaise offre l’un des exemples les plus frappants de l'application de l’alphabet arabe à une langue dont la prononciation diffère profondément de la prononciation arabe. Aussi le résultat de cette application laisse-t-1l beaucoup à désirer.
Quelques-unes des lettres indiquées au tableau ne s’emploient que dans les mots dérivés de l'arabe.
Outre les lettres indiquées au tableau, l'alpha
LANGUE JAVANAISÉ. 241 bet malais comprend les suivantes : z, qui correspond à dj; #, qui correspond à th; z, signe d’aspiration légère; 5, qui correspond à dz, quelquefois à z, et ne s’emploie que dans les mots dérivés de l’arabe ; $, j, qui ne se rencontre que dans les livres savants, mais n'existe n1 dans la langue, ni dans l’écriture usuelle ; (, qui se prononce di, quelquefois d, et ne s'emploie que dans les mots arabes ; B, qui se prononce tl, quelquefois L, et ne s'emploie que dans les mots arabes; &, qui ne se prononce pas; &, e aspiré, o Ou $, signe d'aspiration légère ; G, qui correspond à ni, avec une forte nuance nasale.
£ correspond parfois à 1 et plus souvent aux voyelles nasales, dans les deux cas, avec une nuance toute particulière où la nasalité est exagérée.
Le malais emploie de plus les signes accessoires usités dans la langue arabe.
Les nuances essentielles usitées dans la langue malaise ne paraissent pas nombreuses. Cinq ou six signes accessoires suffiraieut probablement pour les représenter.
Langue javanaise.
La langue javanaise est, après la langue malaise, la principale des langues parlées en Océanie. Elle
n’a pas emprunté l’alphabet arabe, sauf en ce qui concerne huit caractères qui remplacent dans certains mots les caractères javanais, et que nous jugeons inutile de reproduire.
La forme des caractères javanais est compliquée et peu nette, mais ils n’en forment pas moins un alphabet d’une composition bien plus satisfaisante que celle de l'alphabet arabe.
Outre les lettres indiquées au tableau, l’alphabet javanais comprend les suivantes : em, caractère muet; er, qui correspond à th ; «», d, se prononçant avec une nuance tirée de l’application de la langue contre le palais ; «, qui correspond à dj; &,t, se prononçant avec une nuance tirée de l'application de la langue contre le palais ; «1, qui correspond à ng, avec une nuance particulière.
Quatre ou cinq signes accessoires paraissent devoir suffire à la représentation des nuances essentielles de la langue javanaise.
Langue chinoise,
Les Chinois ne peuvent prononcer les liquides hi les douces, sauf le z, qu'ils articulent mal et trèsrarement, ni les douces comprimées, sauf le j: La nasale 4, avec une nuance particulière et peu agréäble, est fréquente, la nasale 6 très-rafe. Il eXiste de doubles sons réunis qui nécessiteraieñt