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DE L'ASSONANCE

Nous avons déjà, à propos de la rime, mentionné l'assonance ; nous l'avons même étudiée en passant, comme amorce ou comme succédané de la rime, se dirigeant de l'assonance primitive à la rime suffisante, puis à la rime riche avec consonne d'appui, pour revenir ensuite dans certaines écoles à l'assonance ancienne. Nous devons l'exposer ici dans son ensemble, non surtout comme marquant la fin du vers, auquel cas ce n'est qu'une rime incomplète, mais comme revenant plusieurs fois dans le cours de ce vers, de manière à produire la sensation, agréable pour l'oreille, de la répétition de la même voyelle, ce qui constitue l'assonance amorphe ou mécanique, puis, de façon à établir le parallélisme psychologique, ensuite comme instrument de la constitution du vers lui-même, enfin dans le but de procurer des effets poétiques. C'est le même processus que celui suivi par l'allitération.

Mais tandis que l'allitération consiste dans une consonne, placée, en général, au commencement d'un mot et même d'une racine, et, autant que possible à celui de chaque hémistiche, l'assonance consiste en une voyelle ou une diphthongue située à la fin d'un mot, et autant que possible, à la fin d'un vers ou d'un hémistiche. Quelquefois cependant il y a réunion des deux et la répétition est syllabique, renfermant à la fois une consonne et une voyelle.

Il y a lieu de distinguer ici, comme nous l'avons fait dans d'autres chapitres : i° le mécanisme et le rôle rythmique de i assonance; 20 son rôle poétique.

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