‹ Des procédés de dosage de l'hémoglobineChapitre 9 sur 41 · LS AA · texte numérisé non relu

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concordants, qu’en plaçant à côté du flacon dans lequel se fait l’opération,un autre flacon du même verre et de même capacité contenant de l’eau. Sion examine les deux liquides sur un fond blanc, on percoit très nettement la disparition de la dernière trace de vert.

L'apparition du jaune est aussi perçue plus facilement. Mais, en général, les chiffres qu’on obtient en s’arrêtant à la décoloration sont bien plus concordants que ceux que fournit l’apparition du jaune. Aussi ai-je choisi comme point d'arrêt la décoloration complète du-liquide. L'écart entre deux essais successifs est de 0*,2ou 0,3; aussi est-il bon de prendre la moyenne de trois ou quatre opérations.

Il faut, en second lieu, titrer l’hydrosulfite par rapport à l’indigo. Pour cela, on introduit dans le petit flacon, soigneusement rincé, 50 cent. cubes de la solution de carmin à 100 gr. pour 10 litres. On amorce la burette, on adapte le petit flacon, et on balaye l’air par un courant d'hydrogène. On ajoute l’hydrosulfite jusqu’à ce que le liquide ait perdu toute teinte bleu verdâtre et soit devenu jaune clair.

Quand J’hydrosulfite est bien préparé, sans excès d’alcali, le virement au jaune est d’une extrême netteté. Si l’hydrosulfite est trop alcalin, ce qui arrive s’il est resté trop longtemps en contact avec un excès de chaux, le passage au jaune clair est précédé d’une teinte rouge sale, qui rend le titrage moins net. On corrige ce défaut en neutralisant l’hydrosulfite avec de Pacide acétique faible, sans le rendre néanmoins acide.

Pour que les liqueurs soient convenables, il faut que le rapport entre les volumes d’hydrosulfite et d’indigo soit d’environ un volume d’hydrosulfite pour dix d’indigo. Aussi est-il bon de faire le titrage de l’indigo avant celui du sulfate de cuivre. Je me suis mieux trouvé cependant de l’emploi d’un hydrosulfite un peu moins fort. On verra plus loin pour quelles raisons.

Je prends comme exemple une de mes déterminations :

1° 50 cent. cubes d’indigo équivalent à 9%,1 d’hydrosulfite. 2° 25 cent. cubes de sulfate de cuivre à 31%,3 —

La solution cuivrique est préparée de manière que 10 cent. cubes cèdent en se décolorant 1 cent. cube d’oxygène (à 0° et 0",760 de pression).

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25 cent. cubes de sulfate de cuivre ou 31%,3 d’hydrosulfite valent

LR TANT ER TE OT TO ET SR RER EEE PAU ee PRO ÉD doxyoène. 1 cent. cube d’hydrosulfite vaut............... . 6 = DA F et 9%,1 d’hydrosulfite ou 50 c. c. d’indigo valent. — nt 2,5 x 9,1 CCR CUDO MA ATIEUN AU un Me a cent. cube d’indigo vaut 31,8 < 50 0‘,01457

d'oxygène.

Ce résultat une fois obtenu, on se servira de préférence de l’indigo pour titrer les hydrosulfites que l’on préparera, la fin de la réaction étant plus facile à saisir. Celui du flacon F' conserve son titre pendant plusieurs jours, grâce au dispositif employé. Cependant il est bon de le titrer chaque jour, ce qui constitue d’ailleurs une opération fort simple. Dans Pappareil de M. Quinquaud, le flacon F’ est en communication avec la source d'hydrogène. J’ai préféré, après quelques essais, revenir au dispositif primitivement recommandé par M. Schützenberger et me servir du gaz d’éclairage comme atmosphère conservatrice. En effet, dans l'intervalle des opérations, l'hydrogène diffuse assez rapidement même à travers les caoutchoucs paraffinés et se trouve remplacé par de l'air.

C’est pour cette raison que, malgré toutes les précautions employées, il faut éviter de se servir des dernières portions du réducteur, quand le liquide a séjourné pendant plusieurs heures dans la burette.

Le titre de l’indigo ainsi obtenu peut être contrôlé avec une grande exactitude en se servant d’eau distillée saturée d'oxygène par l'agitation à Pair, à une température et une pression connues. Le dosage del’oxygène dissous dans l’eau se faisant dans un liquide limpide, les erreurs commises sont très légères. On opère sur 100 cent. cubes d’eau (1). Jai trouvé ainsi pour 1000 cent. cubes d’eau :

Oxygène : quantité calculée........... (Ont PR — trouvé à l’hydrosulfite....... 6,19 — 6,05 — 6°°,03. — — à la pompe à mercure. 5,93.

(1) Voir Schützenberger et Rissler, Bulletin de la Société chimique, 1873, p. 150.

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2 Le dosage proprement dit exige la préparation non seulement d’un milieu exempt d'oxygène, mais encore d’un wilieu réducteur capable de s'emparer instantanément de tout l'oxygènedu liquide à analyser. La préparation de ce milieu doit se faire dans des conditions et avec des précautions spéciales dont il est bon de connaître la raison.

Si on introduit dans le flacon F rempli d'hydrogène une certaine quantité d’eau aérée légèrement colorée avec de l’indigo, et qu’on ajoute de l’hydrosulfite titré jusqu’à décoloration de l’indigo, on serait tenté de croire que le réducteur a absorbé tout l'oxygène. Il n’en est rien. Un dosage comparatif fait à la pompe montre qu’il en a absorbé juste la moitié. L’autre moitié reste dissimulée dans le liquide, même en présence d’un excès de réducteur.

Si l’on chauffe vers 60° le liquide ainsi obtenu, il se recolore en bleu dans toute la masse, et non à la surface, comme il arriverait, si la recoloration était due à l’intervention de l’oxygène atmosphérique. On finit ainsi, après des recolorations et des décolorations successives, par trouver le volume total d'oxygène, réellement contenu dans l’eau et double par conséquent de celui qu’on avait dosé d’abord. Enfin, si on emploie à la fois de l’eau tiède

-et un volume notable d’indigo, on arrive à absorber en une fois tout l’oxygène dissous, si le liquide n’est pas acide.

Il suffit de remplacer le courant d'hydrogène par un courant d’acide carbonique, pour voir s’opérer ce partage de l’oxygène. Mais si on ajoute quelques centimètres cubes desang à un milieu contenant del’oxygène dissimulé, celui-ci est immédiatement ramené à un état tel qu’il peut de nouveau agir sur l’hydrosulfite.

Or, dansle dosage de l’oxygène du sang, une dilution considérable est évidemment nécessaire, afin de rendre visible la décoloration du réactif employé. Il importe donc que le milieu liquide qui devra recevoir et diluer le sang ne contiennent pas d’oxygène dissimulé.

Ceci posé, on comprendra facilement pourquoi il est indispensable de suivre exactement le manuel opératoire qu’on va indiquer.

On remplit complètement d’eau ordinairele flacon F, on adapte le caoutchouc des burettes, Le tube adducteur d'hydrogène et, bouchant l’orifice du barbotteur #, on amorce par aspiration le siphon s. En même temps on àc-

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