‹ Des procédés de dosage de l'hémoglobineChapitre 26 sur 41 · PES. | PT · texte numérisé non relu

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On reste donc en présence de deux facteurs principaux de l’opacité, le nombre des globules, et leur richesse en hémoglobine. Il semble bien établi à heure qu’il est, qu’à une même richesse en hémoglobine peuvent corres- : pondre des nombres différents de globules, et que, notamment dans certains cas d’anémie, le chiffre normal des globules se maintient, alors que leur richesse en hémoglobine a considérablement diminué. Il est probable que le nombre des éléments figurés influe beaucoup plus sur l’opacité, que leur ri-

chesse en matière colorante, si bien que dans les formes d’anémie qu’on vient de citer, le sang ne serait peut-être pas loin de présenter une opacité normale.

Ces restrictions faites, voyons comment est construit l’appareil de Bizzozero. C’est un lactoscope de Donné, de très petites dimensions. L’écartement des deux glaces, c’est-à-dire l’épaisseur de la couche sanguine, peut étre appréciée à 1/50 de millim. près.

Si instrument doit servir de cytomètre, on opère de la façon suivante : 1° On mesure, à l’aide d’une petite pipette, 0,5 d’une solution dechlorure de sodium à 05,75 p. 100 qui doit servir à diluer le sang, tout en prévenant la dissolution des globules. 2° Ce liquide est intimement mélangé à 10 millimètres cubes de sang obtenus à l’aide d’une piqûre, et introduit dans l'appareil. On se place dans une chambre noire, et regardant à travers l’instrument la flamme d’une bougie, on fait varier l’épaisseur de la couche sanguine jusqu’à ce que « les trois quarts supérieurs de la flamme apparaissent nettement. » Si l’on augmente légèrement l’épaisseur du liquide, elle doit prendre aussitôt des contours fumeux. Ces effets sont très nets ; deux essais successifs présentent un écart maximum de 1,7 p. 100 d’hémogiobine. En faisantun certainnombre de dosages sur des individus bien portants âgés de 20 à 40 ans, Bizzozero a trouvé qu’à l’état physiologique, le sang marque en moyenne 110 au cytomètre. Si l’on pose ce chiffre égal à 100 d’hémoglobine, on peut calculer, à aide d’une série de proportions, les quantités relatives de matière colorante auxquelles correspondent les autres degrés de instrument. On obtient ainsi une table indiquant vis-à-vis de chaque degré cytométrique, les richesses relatives en hémoglobine. | = L'auteur montre ensuite, par une longue série d’expériences, queles résultats sont indépendants, du moins dans une certaine mesure, des variations

d'intensité de la source lumineuse et de plusieurs autres conditions expérimentales dans-le détail desquelles je ne puis entrer.

Lorsque l'instrument sert de céromomètre, on étend 10 millim. cubes de sang d’un demi cent. cube d’eau distillée; on introduit le liquide dans | l’appareil et on fait varier l’épaisseur de la solution jusqu’à ce que sa teinte soit identique à celle d’un échantillon coloré qui peut s’adapter latéralement à l'appareil. Cet étalon s’obtient de la façon suivante : On ajoute à 4 cent. cubes d’eau légèrement alcaline 0*,4 de sang de lapin. D’autre part on prépare au bain-marie, une solution très étendue de gélatine de Paris, on en ajoute 2 cent. cubes à la solution sanguine, eton étend 20 millim. cubes de ce mélange sur une plaque de microscope Au bout de quelques instants la gélatine s’est prise en masse, et lorsque toute l’eau s’est évaporée, il reste une couche colorée à peu près uniforme, que l’on recouvre d’une goutte de vernis Damar, puis d’une lamelle de microscope. Lorsque la gélatine est encore humide, on aperçoit au spectroscope les deux bandes de l’oxyhémoglobine. Ces phénomènes persistent malgré la dessication, et Bizzozero a conservé ainsi pendant cinq à six mois un semblable échantillon sans pouvoir constater d’altération.

Ce résultat est en contradiction complète avec les expériences de Hoppe- Seyler citées dans la première partie de-ce travail. On y a vu que l’oxyhémoglobine est une substance éminemment altérable, et qu’elle ne se conserve qu’à la condition d’être transformée par réduction en hémoglobine. Un échantillon de sang ou de matière colorante pure ne peut servir de couleur type, que si on le soustrait absolument à action de l’air. Dans ces conditions, les matières organiques consomment rapidement l’oxygène du milieu et transforment l’oxyhémoglobine altérable en hémoglobine imputrescible. Mais cette modification chimique s’accompagne d’un changement notable de la qualité de couleur, quirend absolument impossible la comparaison de la solution réduite avec un échantillon de sang. J’ai préparéune certaine quantité de la gelée colorée dont s’est servi Bizzozero. J’ai essayé de la conserver dans de petites cellules de micrographie ; mais la masse d’abord brillante et transparente s’opacifiait de la circonférence au centre au bout de deux ou trois jours. Je constatais en même temps, au spectroscope, l’apparition d’une forte bande de méthémoglobine. En introduisant le liquide encore tiède dans de

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