‹ Des progrès et de l'état actuel de la réforme pénitentiaire et des institutions préventives, aux États-Unis, en France, en Suisse, en Angleterre et en BelgiqueChapitre 110 sur 143 · HOLLANDE · texte numérisé non relu

HOLLANDE

Vers 1780, l'instruction primaire était nulle eu Hollande. Jean Nieuwenhuysen , ministre menno-

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nite, homme pieux et charitable, songea le premier à changer cet état de choses. Il s'associa quelques amis en 1784, et fonda la société dite du bien publie, dont le but principal était de propager l'instruction primaire. Les premiers sociétaires ne tardèrent pas à en attirer d'autres à eux, et leur nombre augmenta tellement, qu'en 1785 il fallut diviser l'association par fractions territoriales, auxquelles on donna le nom de départements. Par suite de cette division, le nombre des membres de la société s'accrut encore, et sa prospérité fut telle, qu'en 1809 elle comptait plus de 7,000 souscripteurs, et que ses départements s'étendaient jusqu'au cap de Bonne-Espérance.

Fonder des écoles et les surveiller, améliorer les méthodes, former des maîtres, composer et distribuer des livres de nature à être lus par le peuple, établir des bibliothèques : tels furent ses principaux moyens de répandre les lumières dans le peuple.

Son projet n'était point de s'emparer de l'instruction primaire en substituant son action à l'action administrative, mais seulement de donner un bon exemple, de placer sous les yeux de tous des écoles-modèles, d'indiquer la marche à suivre, de créer un esprit public , et de porter à l'imiter tous les citoyens, les municipalités , les paroisses et le gouvernement lui-même.

En cela, elle réussit pleinement ; vers 1800, l'administration, éclairée par son expérience, guidée

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par ses conseils , songea sérieusement à l'instruction primaire, et, le & avril 1806, fut rendue une loi à ce sujet.

Nous indiquerons rapidement les traits principaux que cette loi imprima à l'enseignement élémentaire, tels qu'ils ont été constatés par MM. Cahier et Noël , lorsque , par ordre de l'Université impériale, ils visitèrent la Hollande en 1810, et tels qu'ils subsistent encore aujourd'hui.

Les écoles sont ou publiques ou privées.

Les écoles publiques sont celles qui sont entretenues en tout ou en partie par une caisse publique quelconque ; les écoles privées, celles qui sont le résultat de fondations ou de spéculations particulières.

Les écoles sont encore ou populaires ou bourgeoises. Les premières sont destinées au peuple des villes et des campagnes ; dans les villes, elles sont ouvertes principalement aux enfants pauvres, et sont par conséquent gratuites ; dans les campagnes, tous les enfants paient un prix d'écolage ; les enfants pauvres sont cependant admis dans les écoles, mais dans ce cas la paroisse paie pour eux.

Dans les écoles populaires on enseigne la lecture, l'écriture, l'orthographe, le calcul de tête et par écrit, quelques éléments de dessin géométrique et de géographie, et le chant.

Quant à l'instruction morale et religieuse, l'enseignement des dogmes est en général relégué dans les temples des différents cultes , où il a lieu le

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