‹ Des progrès et de l'état actuel de la réforme pénitentiaire et des institutions préventives, aux États-Unis, en France, en Suisse, en Angleterre et en BelgiqueChapitre 119 sur 143 · N KT10PE ET EU AMÉRIQUE · texte numérisé non relu

N KT10PE ET EU AMÉRIQUE

certaine somme qui sert à couvrir le surplus des dépenses.

A la tète de l'instruction primaire de l'État de New- York est placé un fonctionnaire nommé le surintendant des écoles. C'est à lui qu'on en appelle lorsqu'il survient des difficultés dans l'exéention des lois relatives à l'instruction publique; c'est lui qui est chargé de distribuer entre les comtés les secours annuels de l'État.

A la tête des écoles de chaque canton sont placés plusieurs fonctionnaires nommés les commissaires des écoles. Ces commissaires distribuent à chacune des communes dont se compose le canton la portion qui lui revient dans la libéralité de l'État. Ils eiaminent les maîtres., les choisissent, les inspectent et les révoquent ; mais on peut en appeler de leurs sentences au surintendant des écoles.

Celui-ci reçoit chaque année un compte-rendu de l'état de l'instruction dans tous les cantons de la république , et il met le résultat de ces rapports sous les yeux de la législature en l'accompagnant d'observations.

La moyenne du nombre d'élèves dans chaque école de district varie de 30 à 70 enfants. Les filles et les garçons y sont généralement réunis , et ce n'est guère que dans les écoles urbaines qu'ils reçoivent l'instruction dans des locaux séparés. La dépense annuelle pour l'éducation de chaque enfant est estimée à 2 { dol. dans les districts ruraux, nu 64

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et à 5 dol. dans les Tilles. Dans les premiers, k salaire des instituteurs est généralement de 10 à 12 dol. par mois; dans les secondes, la moyens* est de 800 dol. par an. Les institutrices ne reçoivent guère que la moitié.

Voici , d'après les relerés les pins récents S ce que coûtent les écoles de l'État :

Intérêts à 6 p. % de 2,116,000 dollars, râleur

foncière dol. 186,960

Frais annuels de livres pour 531,240 élèves, à 50 cents

chacun . 965,630

Chauffage des écoles 95,800

Somme distribuée par les commissaires 216,154

Traitement des instituteurs. . • £98,137

Total. . . . dol. 1,262,671 (fr. 6,944,690) Pour couvrir ces dépenses l'État donne 100,000 dol.; la population générale des cantons 197,614, non compris 18,539 qui constituent le revenu des fonds particuliers de quelques-uns; les habitants contribuent encore par des impositions volontaires pour une somme de 398,137 dol. réservée aux maîtres. Le reste est donné par les parents et les tuteurs des élèves ; de sorte que Ton peut dire que l'État verse pour l'entretien des écoles ~ , les impôts directs des cantons -~ , les taxes volon-

1 V. l'ouvrage de M. Ramon de la Ssgra, p. 196.

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laire8 — , les pères et les tuteurs des enfants •£. Les | de la somme sont , comme Ton voit , payés volontairement par les citoyens.

Le nombre des élèves qui ont assisté aux écoles, en 1834, était de 531,240; comparé au total actuel des enfants de 6 à 16 ans, et à la population générale de l'État , ce chiffre démontre que tous reçoivent une certaine instruction.

D'après les rapports de 1833, le nombre d'élèves dans les écoles primaires de l'État de Manachw *etts s'élevait à 148,656, et celui des élèves dans les académies et les~écoles particulières, à 24,852. Ces élèves étaient répartis dans 2,273 écoles publiques et 1,185 académies et écoles particulières. Grâce à cette extrême diffusion de l'instruction, on a constaté que sur toute la population âgée de 14 à 21 ans, il n'y avait que 30 individus qui ne sussent ni lire ni écrire.

On comptait, la même année, dans l'État, 1,067 instituteurs et 2,388 institutrices : les premiers recevaient de 10 à 25 dollars par mois, et les secondes de 75 centièmes à 3 dollars par semaine.

Les rétributions payées par les parents dans les académies particulières sont évaluées à 276,576 dollars; ajoutez à cela 310,170 dollars, montant des impôts, et 15,141 des contributions, et vous formerez un total de 601, 806 doll. (fr. 3,310,428), qui représente la somme consacrée à l'enseignement de l'enfance, dans le Massachusetts.

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Le nombre d'écoliers, dans l'État du Maine, était estimé à 140,000 en 1833; on en comptait environ 40 par école , et la dépense moyenne pour chacun d'entr'eux était de 30 centièmes par mois.

Le nombre d'écoles dans l'État de Vermont était do 3,400 environ, en 1831. On évalue le nombre d'élèves dans chacune à 30 à peu près, ce qui fait 72,000 environ pour tout l'État.

Dans le New- Hampehire on estimé que le tiers de la population fréquente les écoles.

Les renseignements spéciaux manquent pour le Connectieut et le Rhode-Iêland ; mais il résulte de données dont l'exactitude ne peut être mise en doute , que dans les 6 États de la Nouvelle-Angleterre, pris ensemble, il n'y a pas moins de 500,000 écoliers. Or, la population de ces États , d'après le recensement de 1830, était de 1,944,688 habitants. On estime les enfant* âgés de 5 à 15 ans, aptes à fréquenter les écoles , au quart à peu près do la population totale. En 1830, par conséquent, le nombre des enfants de 5 à 15 ans dans la Nouvelle-Angleterre pouvait être porté à 488,672, dont 473,508 appartenaient à la race blanche. La comparaison de ce dernier chiffre avec celui des écoliers , tout en tenant compte de l'augmentation de la population depuis 1830, prouve à ^évidence que les bienfaits de l'instruction dans cette partie des États-Unis s'étendent à tous ceux qui sont susceptibles d'en profiter.

L'instruction a été pendaut long-temps négligée

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