‹ Des progrès et de l'état actuel de la réforme pénitentiaire et des institutions préventives, aux États-Unis, en France, en Suisse, en Angleterre et en BelgiqueChapitre 14 sur 143 · DU SYSTÈME PBHITB1IT1AI1S · texte numérisé non relu

DU SYSTÈME PBHITB1IT1AI1S

Ce résultat est dû , non-seulement à l'esprit judicieux du directeur, mais encore au nombre limite des prisonniers confiés à sa garde. On est généra* lement d'opinion aux États-Unis qu'une discipline qui impose le silence le plus rigoureux , et qui Ta même jusqu'à interdire au détenu de lever les yeux de son ouvrage, ne peut être maintenue qu'à l'aide de la force brutale. Cette opinion a trouvé une sorte de réfutation , dans le système suivi à Wethersfield; et il fa ut en rapporter l'honneur à M. Pilsbury (père du gardien actuel) qui a posé les bases de ce système. Mais il importe aussi de dire que les classes inférieures dans le Connecticut , de même que dans les autres États de la Nouvelle Angleterre , sont mieux élevées que dans le reste de l'Union. — L'instruction morale et religieuse des détenus est à Wethersfield l'objet d'une attention toute particulière , et le soin de leur réforme occupe tout le temps de l'excellent chapelain de rétablissement. Ce fonctionnaire a le privilège de s'entretenir en particulier avec les détenus a toute heure de la journée , et il en profite avec un zèle digne des plus grands éloges. Toutes ces circonstances contribuent à adoucir le caractère des habitants du pénitencier, et à les rendre plus dociles que dans les États où l'esprit des condamnés est moins cultivé , et où leurs penchants vicieux sont plus enracinés.

Les observations relatives à la maison de Wethersfield s'appliquent en grande partie au péni-

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tencier de CharUttvwn , dans l'État de Massachusetts, où l'on donne également le pins grand soin à l'instruction religieuse des détenus '• Les qualité* émtnentes et la piété exemplaire du digne chapelain de cet établissement augmentent encore, ail est posaible , la râleur et le bienfait de ses instructions et de ses efforts pour l'amélioration des infortunés confiés à ses soins. Bien que les punitions corporelles ne soient pas absolument interdites, on n'y a cependant recours que très rarement et arec une grande discrétion. Le directeur seul a le droit de prononcer ces punitions , et Tordre de les infliger est précédé, dans tous les cas , d'une enquête scrupuleuse sur la nature de l'offense. Le maximum des peines disciplinaires est fixé à dix coups et à 10 jours de confinement solitaire. Toutes les peines prononcées par le directeur sont inscrites dans un registre qui est soumis aux inspecteurs

1 Chique dimanche, sans égard pour le froid , la chaleur on fat pluie, 25, 30 et même 40 personnes sont régulièrement é leur poste , a dis heures et demie du matin , pour diriger l'école dominicale de la prison ; et comme elles remplissent alternativement ces fonction», on peut estimer que le nombre total de ces instituteurs bénévoles s'élève é près de 500b — Dana l'état de New-Jersey on a également fondé une société pour l'instruction des prisonniers, qui a publié son premier rapport en janvier 1833. Le second article du règlement de cette société indique son objet : « Art. 2. Le but principal de la société est d'étendre aux détenus, dans les prisons de l'État, le bénéfice de l'institution des écoles dominicales et de leur Caire des instructions religieuses. • (Note de M. Lisiia.)

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qui visitent la prison tous les mois en corps et individuellement tontes les semaines. Tout détenu peut en tout temps demander et obtenir une entrevue avec les inspecteurs ou seulement arec l'un d'eux. Il est strictement défendu aux employés de lever la main sur un prisonnier , si ce n'est dans le cas de légitime défense. En général , la manière dont le pénitencier eut administré fait honneur à ceux qui on ont la direction.

Les prisons d'État du New-Hampshire, du Maine et du Verra ont , sont peu considérables , et n'ont rien de remarquable. La règle du silence n'y est pas observée et leur discipline ne peut produire aucun effet salutaire sur l'âme des détenus. — L'État de New-Jersey vient, à son grand honneur, d'achever la construction d'un pénitencier sur le plan de celui de Philadelphie1. — La prison d'État

1 « Le plan de la nouvelle prison, dit le rapport adressé à la législature de Nevr-Jersey, est établi sur le même principe que celui de Philadelphie, mais d'après une échelle réduite, et avec plusieurs améliorations importantes que l'expérience a successivement indiquées. 11 est simple, d'une exécution facile et parfaitement conciliante avec les conditions d'économie qu'il importe de faire présider à ces sortes de constructions; il est de plus susceptible d'être agrandi suivant les circonstances et les besoins, sans s'écarter du plan primitif et en conservant tous ses avantages. >

L architecte, dans son devis, s'exprime en ces termes : « Le dessin, le modèle et le devis ci-joints, se rapportent au pénitencier projeté pour cet état , et où l'on se propose d'introduire le système d'emprisonnement solitaire avec travail.

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da Maryland n'est remarquable que par l'éléva-

Depnis le commencement de la construction du pénitencier de Philadelphie , on a fait d'utiles expériences et Ton a introduit de notables améliorations dans le mode de surveillance, de ventilation, d'éclairage, de chauffage, et sous le rapport de la sécurité et du classement des locaux dépendant de l'institution.

• Bans l'estimation des dépenses à faire, j'ai établi mes ealculs sur le meilleur mode de construction et sur l'emploi des matériaux les plus convenables, évitant les ornements superflus, et n'ayant égard qu'aux conditions essentielles et au but de l'établissement projeté. Le coût de la main d'oeuvre et le prix des matériaux ont été calculés d'après les informations les plus exactes et les expériences les mieux constatées.

• Le plan du nouveau pénitencier a été approprié pour une population moyenne de 300 détenus ; mais les «îles rayonnantes peuvent n'être élevées que successivement, d'après les besoins, sans que la régularité, l'ordre et la sécurité de rétablissement puissent en souffrir. »

L'auteur de ce plan est M. Haviland , architecte du pénitencier de Philadelphie. On a choisi pour remplacement de la nouvelle prison un terrain coutigu à la prison actuelle, formant un parallélogramme de 600 pieds de long et de 320 pieds de large. L'édifice central , formant la façade , contient le logement du directeur avec un observatoire semicirculaire de 55 pieds de diamètre , d'où rayonnent cinq ailes de bâtiments. Ces bâtiments contiennent les ceUules solitaires destinées aux détenus avec leurs galeries; les cellules sont placées sur deux rangs des deux côtés d'un long corridor de 1 4 pieds de large. Les bâtiments ont deux étages. On communique à l'étage supérieur au moyen d'une galerie suspendue en fer, qui s étend des deux côtés avec un escalier vers le centre. La dimension des cellules est de 12 pieds sur 8. Elles sont appropriées de la même manière que oetles

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tion des bénéfices de sa manufacture. Les détenus,

du pénitencier de Philadelphie. Chaque cellule a tes lieux à l'anglaise, arec un conduit pour l'eau. 11 n'y a pas de cours, et les prisonniers ne doivent dans aucune circonstance quitter leurs chambres. Entre chaque aile de bâtiment il y a une vaste cour triangulaire qui facilite la ventilation. Tout l'édifice est «entouré d'un mur de ronde d'une grande solidité, avec une tour de surveillance à chacun des quatre angles extérieurs. De l'observatoire central on a vue sur lea cinq corridors dans lesquels s'ouvrent les portes des cellules. Le bâtiment, servant d'entrée, contient au rea-dechaussée les appartements du directeur et! ceux des inspecteurs, le bureau du oommis, la cuisine, la boulangerie et les chambres pour la réception et la visite des détenus.

Voici, d'après le devis dressé par M. Haviland, l'estimation de la dépense pour la construction du pénitencier :

Mur extérieur Dol. 14,000

Bâtiment de face, contenant la cuisine, la boulangerie, la buanderie, les bains, les magasins, les logements des employés, l'observatoire, le réservoir, le beffroi, et les autres locaux voûtés (fire proof) indiqués au plan. 15,000 Lieux à l'anglaise, tuyaux en fer de fonte, chemina couverts, appareils pour la cuisson, le chauffage et l'élévation de l'eau dans les réservoirs 13,000

Cinq ailes partagées en cellules :

Aile A, contenant 50 cellules 18,000

300 cellules Dol. 150,0tt0

(Fr. 825,000) (Ed. Ot)

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de même qu'à Sing-Sing, y sont soumis au régime du fouet; l'arbitra ire le' plus illimité est laissé aux gardiens inférieurs pour l'infliction des châtiments, et ils n'ont nul besoin à cet effet de l'autorisation préalable du directeur. Malgré cette latitude , la règle du silence n'est. pas observée; il n'est pas étonnant dès lors que l'ordre et la discipline laissent beaucoup à désirer. Il n'y a pas de chapelain spécialement attaché à rétablissement. Si les détenus reçoivent quelqu'instruction religieuse, ils en sont exclusivement redevables aux visites volontaires que leur font quelques personnes pieuses et charitables de Baltimore. On peut conclure de ces faits que le pénitencier du Maryland n'a guère de tendance è diminuer le nombre des crimes. — La discipline du pénitencier de l'État de Virginie diffère à quelques égards de celle des autres prisons de l'Union. La différence consiste en ce que les condamnés passent uoe partie de leur captivité dans la solitude. D'après une loi promulguée en 18S&, la durée de l'isolement ne peut excéder le douzième de la durée de la peine , et doit être répartie , à divers intervalles , par périodes d'un mois au plus. Le détenu pendant sa séclusion est privé de tout travail. Mais les cellules sont disposées de telle sorte que ceux qui s'y trouvent peuvent communiquer ensemble et charmer ainsi les ennuis de la séquestration ; ces mêmes cellules sont d'ailleurs trop riantes pour pouvoir servir convenable* Tuent de lieux de punition , et leurs fenêtres doni. ».

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nent sur la oour où tout situés les ateliers. L'établissement n'a pas de chapelain, et l'instruction morale et religieuse des détenus y est complètement négligée. — La prison de l'État de Kentucky est moins considérabe que celle du Maryland, mais sa gestion économique et ses résultats pécuniaires sont également satisfaisants. Le directeur a l'entreprise de l'entretien de la maison et du travail des détenus, à la condition de verser la moitié de ses bénéfices dans la caisse de l'État. La population de la prison ne dépasse pas 90 détenus, et cependant on y introduit jusqu'à 23 métiers différents. Mais si les ateliers présentent l'aspect d'une grande activité industrielle , l'efficacité morale de l'emprisonnement est plus que douteuse ; oa semble n'avoir tenu aucun compte du double but de la peine, la prévention des offenses et la réformation des coupables. L'instruction religieuse est également presque nulle. Le peu d'importance de la ville où est située la prison exclut même les ressources que l'on trouve dans d'autres localités plus populeuses pour obtenir occasionnellement l'assistance d'un ministre de la religion. — Le pénitencier du Tennessee n'existe que depuis peu , et est dirigé à peu près de la même manière que celui du Kentucky. On y a introduit des occupations variées qui promettent des bénéfices élevés. Jusqu'ici les châtiments corporels y étaient interdits, mais le directeur croit à la nécessité de leur emploi et a invoqué près de la législature le droit de les inflir

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ger. Le soin de l'instruction religieuse est tout aussi négligé dans cette prison que dans celles dont nous avons parlé plus haut. — La prison de l'Ohio présente un aspect tellement déplorable et la dégradation des détenus y est telle que la législature île l'État s'est décidée à faire construire un nouveau pénitencier, d'après le plan de celui de Wethersfield ; cet édifice était en cours de construction, lors du voyage de M. Crawford aux États-Unis. — Les détenus dans le pénitencier de l'Etat d'Jndiana sont soumis à une discipline analogue à celle de la prison du Rentucky. Il y a un comité d'inspecteurs désignés par la législature, mais leur domicile est si éloigné de l'établissement que l'institution du comité peut être considérée comme purement nominale. On emploie les prisonniers aux métiers les plus susceptibles de donner un profit assuré. Un certain nombre travaillent a l'extérieur sous la surveillance de leurs gardiens, et on les rencontre par bandes dans les rues de Jefiersonville. Le fouet et le bâton jouent un rôle important dans le régime de cet établissement , et les abns qui en résultent sont graves et nombreux. On ne fait rien par contre pour l'amélioration de la condition morale des condamnés. Ces derniers sont enfermés pendant toute la journée du dimanche , quelquefois à quatre dans la même cellule , dont la dimension est de sept pieds de long sur 4 de large et 6 { pieds de haut. 11 est pour ainsi dire impossible qu'un détenu , incarcéré dans le

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pénitencier d'Indiana, même pour un court espace de temps, n'y «oit pas abruti et démoralisé par le caractère sauvage de la discipline à laquelle il est soumis *. — Quant aux pénitenciers des États

1 Les Américains n'ont pas de prisons analogues 4 no* maisons de correction en Europe; les condamnés à l'emprisonnement qui, à cause de la courte durée de leur peine 9 ne sont pas envoyés dans les pénitenciers, demeurent dans les maisons d'arrêt. Ces condamnés sont généralement confondus avec les prévenus dont plusieurs peuvent être innocents des offenses qu'on leur impute, et qui sont ainsi exposés, souvent pendant des mois entiers, à tous les maux résultant de l'oisiveté et d'une société corruptrice. J'ai visité un grand nombre de ces maisons, et rarement, si jamais, je n'ai été témoin d'une combinaison plus déplorable de misère et de dépravation que celle que l'on rencontre dans quelques-unes des prisons de comtés et de villes des États-Unis. Les inconvénients, qui sont inséparables du régime vicieux des prisons secondaires, font plus que balancer les avantages des pénitenciers. Dans les états surtout, où l'esclavage est maintenu, ces premiers établissements sont dans un état affreux. Il est d'usage d'incarcérer les esclaves chaque fois que leurs maîtres le jugent convenable. Les esclaves fugitifs sont également envoyés à la prison jusqu'à ce qu'ils soient réclamés ou vendus pour indemniser des frais occasionnes par leur capture et leur entretien. Cette classe de prisonniers excède souvent celle des détenus ordinaires. Sur une population de 88 détenus que je trouvai , lors de ma visite, dans la prison de Baltimore , il y avait 72 nègres incarcérés, non du chef d'offenses, mais à titre de garantie jusqu'à leur mise en vente. Dans ce nombre se trouvaient des individus de tout sexe et de tout âge, depuis le vieillard jusqu'à l'enfant à la mamelle. Ils étaient la, comme dans une sorte de bazar, exposés à la vue des acheteurs. (/Vofe de M. Ciuwiom-) -

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de Géorgie et d'IlHnoi», ils n'offrent rien d'intéressant; lors du voyage de M. Crawford, le premier Tenait d'être reconstruit et le second ne contenait pas un seul détenu*

Le système introduit dans tous ces établissements est celui du travail en commun. Mais il y a une grande divergence dans le régime disciplinaire et économique. La préférence donnée assez généralement à la règle d'Auburn est due à des causes diverses* Les améliorations introduites dans cet établissement ont devancé de plusieurs années la construction du pénitencier de Philadelphie. Et en admettant même que les avantages de ce dernier waode de construction eussent été connus plus tôt, Télévation de la dépense nécessaire pour l'introduction de l'emprisonnement solitaire aurait suffi pour empêcher que ce système ne devînt populaire. A cet obstacle il faut ajouter l'opinion répandue aux État-Unis, mais que conteste avec raison le directeur du pénitencier de Philadelphie , homme de capacité et d'expérience, que le travail solitaire ne peut être rendu aussi lucratif que le travail en commun. L'examen de cette question , dont l'importance ne peut être méconnue , a déjà contribué à modifier les sentiments relativement à la durée de$ peines. On estimait , il y a quelques années, que la longueur de l'emprisonnement était chose préjudiciable, et Ton graciait les détenus par centaines, pour faire place à de nouveaux condamnés; tandis qu'aujourd'hui, dans certains

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États, on considère un emprisonnement même de deux ans, comme insuffisant pour que le travail du détenu puisse être profitable. Déjà même se manifeste une tendance prononcée à augmenter la durée de la détention. Mais il est à remarquer que ce changement d'opinion n'a eu lieu que dans un but de profit pécuniaire, sans égard aucun à la proportion qu'il importe de maintenir entre le degré de la peine et la gravité de l'offense. Élever le plus possible le produit du travail des détenus , tel est en effet le problème dont la solution a le plus vivement attiré l'attention du public et celle des fondateurs des pénitenciers américains ; et je serais tenté de croire que la création de là plupart de ces établissements a été due, avant tout, au désir d'affranchir la communauté du fardeau de l'entretien des criminels. 11 y a , sans doute, dans chaque État, des personnes qui se sont intéressées et qui ont contribué à la réforme pénitentiaire dans un but plus généreux et plus élevé ; mais , à l'exception de la Nouvelle Angleterre et de la Pennsylvanie, on remarque généralement que la faveur dont le public honore telle ou (elle prison est proportionnée, non à l'importance des résultats moraux qu'on y obtient, mais à l'élévation des bénéfices qu'elle rapporte. L'emploi productif des prisonniers est certes un objet d'une grande importance, et Ton doit s'efforcer de l'obtenir par tous les moyens conciliâmes avec le but principal du système pénitentiaire. Mais je suis d'avis que

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les sacrifice* faiU en vue de ce résultat ont été beaucoup trop grands dans qoelques priions des États-Unis. Ou y a introdoit diverses branches d'industrie et négligé plusieurs dispositions bien* faisantes dans le but unique d'augmenter les profits. On a ainsi perdu de vue la mission et le caractère essentiel de la pénalité. On a adouci la rigueur de l'emprisonnement , on a fait disparaître sa morne solennité pour offrir au détenu une distraction sans cesse variée par le mouvement et la diversité de$ occupations de la manufacture. Autre chose est de faire d'un coupable un bon ouvrier ou un honnête homme ; et c'est méconnaître les intérêts de la société au lieu de les favoriser, que d'affaiblir l'action de la justice au profit du trésor et de donner la préférence aux résultats matériels sur les résultats moraux de l'emprisonnement.

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