DES CAUSES LES PLUS FRÉQUENTES DES CRIMES AUX ÉTATS -UWIS
La reforme pénitentiaire aux États-Unis a confiait naturellement à rechercher les causes les plus fréquentes des crimes pour les combattre et les neutraliser. On trouve sur ce sujet des indications précieuses dans les rapports des chapelains des différents pénitenciers, spécialement chargés de l'œuvre de la réforme morale des condamnés. L'un de ces fonctionnaires les plus zélés et les plus recommandantes , M. B.-C. Smith, chapelain de la maison d'Auburn , dans une note annexée au rapport annuel des inspecteurs de cet établissement (8 janvier 1833), s'exprime en ces termes :
« L'un des faits qui frappent le plus généralement les personnes qui s'occupent do l'instruction
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rckgieu*e des prisonniers , c'est celui de leur complète ignorance de la Bible, et par suite de leurs rapports avec Dieu et avec leurs semblables et des devoirs qui résultent de ces rapports. Sans mentionner ici des exemples particuliers de cette ignorance dont j'ai été témoin, et qui seraient à peine croyables , je me contenterai de dire qu'an grand nombre de détenus ayant été interrogés sur les livres eainU , n'ont pu même indiquer le titre d'aucun de ces livres ; et la surprise qu'ils témoignent en apprenant l'existence d'un ouvrage renfermant l'exposition de la loi divine est trop fréquente pour ne pas être remarquée.
» On ne peut cependant nier qu'il ne se trouve un certain nombre d'individus appartenant à cette classe coupable et dégradée, pour lesquels le frein d'une éducation chrétienne a été impuissant , et qui ont marché rapidement dans la carrière du crime malgré les saintes leçons et les avertissements qu'ils pouvaient puiser dans la lecture de h Bible ? mais ce nombre est proportionnellement *« faible lorsqu'on le compare à celui des infortunés qui n'ont jamais été initiés aux importantes vérités de la religion , que l'observateur impartial ne peut s'empêcher d'être frappé de la différence et d'y voir une preuve directe et concluante de ïïnfluence des saintes écritures , et de la nécessité de leur propagation et de leur enseignement.
» A l'appui de ce qui précède, il est consolant de pouvoir ajouter que sur un nombre de plus de