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Alost (militaires)
Totai
Aiasi, dans nos prisons centrales, sur 100 détenus, il y
100 DBS CAUSES DIS CllMBt
» Un autre fait, déjà notoire, mais qui ne mérite pas moins d'être mentionné de nouveau , c'est l'habitude de Y intempérance presque générale chez les condamnés ; c'est ce qui résulte à l'évidence du relevé suivant. Sur une population de 68ô* détenus , on a constaté qu'il y avait :
Adonnés à l'ivrognerie la plus grossière. . SSO Adonnés à la boisson , occasionnellement
jusqu'à l'ivresse / 278
Buveurs modérés. . 156
Tempérants ou à peu près tels 19
"683 » Les deux' premiers degrés , formant un nombre de 508 , ou à peu près les trois quarts du nombre total , sont composés d'individus adonnés à l'ivrognerie. Sur ce nombre, il y en a 385 qui étaient sous l'influence des liqueurs fortes lorsqu'il» commirent les crimes pour lesquels ils furent condamnés; 2 19 avouèrent également que leurs parents ou au moins l'un d'eux , ou leurs maîtres , étaient plus ou moins intempérants.
» Un grand nombre de faits de cette nature
Pavent évidemment que l'intempérance est chez nous , . . , . .
„ %*ine des principales causes des crimes ; et ,
* o que j'ai vu dans cet établissement , je
cira 61 qui ik
euleinent et' 6avent ttl ^ire ni écrire, 15 qui savent lire
et seulemc* ^ont l'instruction est d'ailleurs presque nulle,
Mi *2A qui savent lire et écrire plus ou moins bien.
Ami ÉTATS-UBIf. 101
lie puis douter que la diminution des offenses ne marche de pair avec le progrès de la tempérance, et que le règne de cette dernière vertu ne finisse par entraîner la dépopulation de nos prisons. A quelle cause , en effet , si ce n'est à l'extension des habitudes de tempérance, pourrait-on attribuer la réduction du nombre des crimes dans cet État , pendant Tannée 1832 , réduction qui a été de près de cent sur le chiffre de Tannée précédente7
» La proportion des détenus célibataires n'est-elle pas également digne de remarque ? Ce serait un sujet intéressant de recherches , qui conduirait peut-être à d'importantes conclusions, que de constater et de comparer le rapport du nombre des adultes mariés et des célibataires dan 4 les prisons et dans la société en général. Je n'ai pas actuellement à ma disposition les documents nécessaires pour déterminer quel est ce rapport pour tout le pays; mais voici le chiffre obtenu pour la maison d'Auborn; il facilitera peut-être la comparaison dont je viens de parler :
Condamnés mariés 264
Id. célibataires 319
» On a également constaté que, sur les 364 hommes mariés il se trouvait 38 veufs et 62 individus qui avaient abandonné leurs femmes avant leur condamnation.
•» Les condamnés mariés avaient ensemble 901 1. < 9.
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enfants en bas âge : sur ce nombre on en comptait: Ayant des moyens d'existence. . . 3&&
Sans moyens d'existence 678 l
Ayant des parents susceptibles de les assister 180
Privés de toute assistance et complètement abandonnés 498
» Les devoirs du chapelain résidant sont trop connus pour avoir besoin d'être décrits d'une manière spéciale. Les principaux de ces devoirs consistent dans la direction de l'école dominicale, le service divin à la chapelle , les instructions privées le dimanche dans les cellules , la récitation des prières du soir, et la visite des malades à l'hôpital pendant la semaine.
» Il ne m'appartient pas de parler de la manière dont ces devoirs et d'autres d'une moindre importance ont été remplis. Cependant il me sera peutêtre permis de dire que clans mes relations avec les détenus , et dans les instructions et les conseils que je leur ai adressés , j'ai toujours été dirigé par la conviction la plus profonde et le plus vif désir de faire le bien. Je me suis particulièrement attaché à faire ressortir l'énormité de la double violation des lois divine et humaine dont ils s'étaient rendus coupables ; je me suis efforcé de parler à leur conscience en y éveillant le remords , de les convaincre de la justice de leur châtiment et de les engager à obéir aveuglément et avec humilité aux règlements de la maison et aux ordres des em-
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pioyés ; j'ai cherché à leur prouver qu'il ne poufait y avoir de consolation et de salut pour eux que dans un repentir sincère et une réforraation immédiate , et je n'ai négligé aucune occasion de leur représenter l'infinie bonté de celui qui dit : « Que le méchant abandonne sa voie et l'homme injuste ses pensées , qu'ils retournent vers le Seigneur, et le Seigneur aura pitié d'eux , et leur accordera leur pardon. »
€ On s'est également donné beaucoup de peine pour les déterminera renoncera l'avenir à l'usage des boissons fortes , en leur présentant le tableau des funestes effets de l'intempérance , cause la plus ordinaire de leur malheureux sort et de la ruine de leurs familles , en leur distribuant les traités publiés par les sociétés de tempérance et en leur faisant de fréquentes lectures dans les meilleurs essais sur ce sujet.
» L'action de l'école dominicale seconde d'une manière efficace les travaux et les efforts du chapelain. Pendant Tannée qui vient de s'écouler, celte école a été fréquentée par 200 détenus environ , et l'instruction y a été donnée par 35 étudiants du séminaire théologique dont la bienveillance et le zèle méritent les plus grands éloges. L'objet principal de l'enseignement est la lecture ; nais en enseignant à lire, les instituteurs profitent de chaque occasion favorable pour faire des remarques utiles et expliquer les grandes vérités de la Bible, de manière à former le jugement et a
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toucher le cœur de lenrs élèves. La tendance favorable de ce système d'instruction se manifeste, non-seulement par les progrès remarquables que font la plupart des détenus dans la lecture et la connaissance de la religion, mais encore par leur soumission plus prompte et plus cordiale aux règles de l'établissement , et comme nous avons tout lieu de l'espérer , par quelques exemples de cette réforme morale qui est le gage le plus assuré d'une vie vertueuse ici bas , et le seul fondement solide à l'espérance du bonheur futur.
» Et ce que nous venons de dire de l'apparente efficacité de l'enseignement de l'école dominicale, peut également , si je ne me trompe , s'adresser aux autres modes d'instruction. Les prisonniers en général se montrent avides des vérités de la religion. Leur attention soutenue et surtout leur profond recueillement pendant le service du dimanche et le silence solennel qui règne à l'heure des dévotions du soir, sont des faits incontestables qui commandent l'attention. Dans les conversations particulières que l'on a avec les détenus, surtout après les premières entrevues , on trouve presque toujours en eux des dispositions toutes de bien* veillante , d'affection et de soumission , et nonseulement la bonne volonté , mais encore un désir plus ou moins vif de recevoir l'instruction. Et il est devenu si ordinaire de les entendre exprimer, en versant des larmes , leur gratitude pour avoir été arrachés à leur carrière criminelle et placés
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dan* le pénitencier, qu'on a presque fini par n'y plus rien trouver de remarquable. Nous ne nous dissimulons pas que les espérances que font naître ces apparences , ne se réalisent pas toujours ; mais nous avons des preuves nombreuses quelles ne sont pas non plus toujours illusoires. Nous possédons des documents qui prouvent qu'un grand nombre d'individus , naguère habitants de cette maison , sont aujourd'hui d'utiles et respectables citoyens. On sait également que quelques-uns d'entre eux se sont voués à l'instruction religieuse, tt que plusieurs sont des membres exemplaires des églises dans notre propre village*
» Loin de moi toutefois l'intention d'attribuer tierasivemeat à notre système d'instruction morale et religieuse , le changement opéré dans les ttrôments et la conduite de ces hommes coupables. Je sais sûr, au contraire, que ce système aurait clé complètement inefficace sous l'empire de i'uaage qui permettait naguère aux détenus d'entretenir des relations entr'eux et de se constituer , pour ainsi dire , en association. Son succès dépend tout entier de ia stricte exécution de la règle de l'isolement moral et du silence que le comité a introduit dans cet établissement. Si je suis convaincu que tout système de contrainte et de discipline physique , sans le concours d'un agent moral , ne servirait qu'à augmenter la perversité des méchants , je ne le suis pas moins que, sans le concours d'une sédusion toute matérielle et de
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l'interdiction de tout rapport entre les détenus , le système d'instruction religieuse et morale n'aurait pas le pouvoir de rendre ceux-ci meilleurs. Je me suis confirmé de plus en plus dans cette opinion, à l'époque où le nombre des condamnés devint si considérable qu'on fut obligé d'en loger plusieurs ensemble dans les mêmes salles. Les funestes conséquences de cette réunion, quoique partielle , s'étendirent non-seulement sur les détenus logés dans les dortoirs communs , mais encore sur ceux avec lesquels ils travaillaient pendant le jour. Mais je m'empresse de déclarer qu'on a remédié à cet abus, par l'achèvement du nouveau quartier cellulaire dans l'aile du sud.
«Je me réjouis également de ce que votre comité pourra signaler à la législature les importantes réformes introduites dans l'organisation du quartier des femmes. Depuis que ce quartier a été confié à la direction de notre digne et pieuse matrone , et qu'on y a établi un système régulier de surveillance continue pendant le jour, et de séparation partielle ou plutôt de classement pendant la nuit, l'aspect général du quartier et la conduite des détenues se sont améliorés d'une manière étonnante. Nous ne sommes plus troublés par les éclats de leur joie tumultueuse, leurs clameurs furibondes , leurs jurements épouvantables et le bruit des pierres qu'elles lançaient. Nous n'entendons plus le retentissement de leurs chaînes , et nous n'observons plus sur leurs visages les traces sanglantes
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de barbares combats* À peu d'exceptions près , le quartier des femmes présente maintenant le spectacle de l'ordre, du silence, de la propreté et d'une industrieuse activité. Il est vraiment surprenant que la seule présence d'une directrice respectable et entendue , ait pu effectuer un changement aussi prompt et aussi complet, sous l'empire de circonstances peu favorables et d'obstacles pour ainsi dire sans remède , résultant de la distribution et de l'appropriation vicieuses des locaux. »
Les observations si judicieuses du digne chapelain d'Auburn, sont pleinement confirmées par les rapports plus récents de ses collègues et des inspecteurs attachés à d'autres pénitenciers. Tous signalent également comme les causes les plus fréquentes* des crimes , l'intempérance , l'ignorance et l'absence de surveillance paternelle, d'habitudes laborieuses et d'occupations régulières.
1. Intempérance '. Les inspecteurs de la prison d'État du Massachusetts, dans leur dernier rapport (1836) au gouverneur et au conseil, disent : « Les premiers pas dans la carrière du crime ont généralement pour cause la paresse, les mauvaises liaisons et l'intempérance. » (Page 4.)
Le chapelain de la prison d'État du Connecticut dit, dans son dernier rapport à la législature, que sur 66 condamnés, entrés dans l'établissement
1 f - le n° XXIII, sur les sociétés de tempérance.