MAISONS DE REFUGE EN ANGLETERRE
11 n'est pas de pays en Europe où l'esprit d'association soit plus actif qu'en Angleterre , où il produise de plus grandes et de meilleures choses. Il s'étend également aux entreprises commerciales et manufacturières, et aux institutions destinées à soulager l'infortune et à étendre le domaine de l'intelligence. Les classes pauvres lui doivent les améliorations successivement apportées à leur condition , et l'extension des moyens d'instruction dont chaque jour elles apprécient mieux l'importance.
Au nombre des institutions créées dans ce but généreux, on doit citer en première ligne les maisons de refuge destinées aux jeunes libérés des deux sexes , et aux enfants indigents à l'éducation desquels leurs parents sont hors d'état de pourvoir d'une manière convenable.
Ces établissements sont nombreux dans la Grande- Bretagne ; et parmi ceux que possède la métropole, on doit citer en première ligne les écoles fondées par la société des amis des enfants ( children9* friend society), le refuge pour les jeunes libérés à'Hachney road et à'Hoxlon ( refuge for the
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deetitute) , et l'asile ouvert par la société philanthropique pour l'admission des enfants des condamnés {philantropie eociety} St. George9 efields. )
A. — Société des amie de* enfante.
La société des amie dee enfante a été fondée en 1830 par le capitaine de la marine royale E. Pelham Brenton , dans le but de prévenir le crime et le vagabondage en ouvrant un refuge pour les enfants pauvres et en facilitant leur émigration.
Dans sa longue et honorable carrière , le capitaine Brenton avait eu l'occasion d'observer deux faits également importants : l'inefficacité et l'abus de Ja déportation telle qu'elle est infligée en Angleterre, et l'entraînement pour ainsi dire irrésistible qui engage les jeunes gens dans la carrière du crime et qui leur rend presqu'impossible le retour à la vertu.
La déportation aux terres australes est plutôt un encouragement au crime qu'un châtiment : à quoi se réduit en effet ce changement de résidence pour l'homme que repousse sa famille, que répudie la société , qui dans sa patrie ne voit que les privations , les souffrances, la captivité, l'échafaud ? C'est un voyage , rien de plus, c'est une occasion devoir du pays, de satisfaire cette passion inquiète qui l'agite et qui le pousse aveuglément aux plus dangereuses entreprises. Aussi a-ton vu fréquem-