VI. — Pouvoir PATHOGÈNE
Tous ces microbes pseudo-tuberculeux ont un pouvoir pathogène incontestable. Cela est démontré par les inoculations de culture pure aux animaux.
Mais ce pouvoir pathogène est soumis à quelques variations dépendant de certaines influences.
C’est d’abord l'influence de l'espèce sur laquelle on expérimente. Ainsi, dans le cas de Du Cazal et Vaillard, le bacille,
virulent pour le lapin, se montra sans action sur le cobaye.
Legrain à observé un fait analogue ; ses cobayes moururent,
ilest vrai, mais après avoir reçu en injections des doses énor-
mes ; si bien que Legrain se demande si la mort n’a pas été
plutôt causée par les substances toxiques que par le microbe
lui-même. Le même auteur a, de plus, observé une augmen-
tation de virulence par passages successifs à l'animal. Également les ensemencements successifs, l'âge des cultures, la température à laquelle elles croissent, ne sont pas sans influences. Ainsi Toussaint ne parvint à tuberculiser ses lapins qu’à la troisième culture, et Grancher et Ledoux-
- Lebard, en combinant l’âge et la température, ont détruit
la virulence de leur microbe.
D'ailleurs, les phénomènes de cet ordre sont assez communs en bactériolog'ie, et il n'y à pas de motifs qui, à priori, puissent nous autoriser à déclarer que les microbes qui nous
occupent se comporteront autrement que leurs congénères.