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siologie, 1884. | (3) Megnin et Remy, as vermineuse du lièvre + (Bas 2 9 juillet 1887.) ;
VER ont vu chez le lièvre des tubercules contenant des œufs ou embryons de strongylus commutatus. Miura (1) a trouvé dans l'épiploon d'un homme des tubercules fibreux produits par des œufs de distome. Enfin, W. Ebstein et A. Nicolaïer (2) ont observé dans le rein du chien et le poumon du chat des granulatious contenant à leur centre un ver enroulé en Spirale. . Dans la troisième classe sont rangés les cas de pseudotuberculoses relevant de parasites non microbiens. C’est d’abord Nocard qui démontre que la maladie appelée farcin du bœuf est due à un parasite voisin des cladothrix.
C’est Eppinger (3) qui, dans un abcès de la substance blan- . che de l’hémisphère cérébral droitd'un homme mort d’hémiplégie, trouve un cladothrix qu'il appelle astéroïdes à cause de - son aspect étoilé. Ce cladothrix a été isolé, Cultivé, et, inoculé aux animaux, il a reproduit la maladie. Enfin, diverses variétés d'aspergillus et particulièrement les aspergillus glaucus et fummigalus peuvent produire des granulations avec cellules géantes au centre desquelles se retrouve le parasite. Ces faits, bien étudiés expérimentalement par Kaufmann et par Lichteim ont fait l’objet de deux notes très intéressantes, lune de MM. Dieulafoy, Chantemesse et Widal (4), Pautre de Potain. (5). Cette aspergillose a été observée chez le pigeon et chez l’homme. Cette double contagion s'explique par ce fait que l’aspergillus se trouve sur les graines que les ga-
- (1) Miura, Fibrôüse Tuberkel bedingt durch Parasiteneier (Archiv. J. Path. an. und Phys, 1889).
(2) Ebstein und Nicolaïer, Beiträge zur Lehre von der Zooparasitären Tuberculose (Archiv. f. Path. an. und Phys., 1889). (3) Eppinger, Ueber eine neue pathogene Cladothrix (Wien klin. Wochensch., n° 17, 1890).
(4) Dieulafoy, Chantemesse et Widal, Une pseudo-tuberculose mycosique (Congrès international de Berlin, in Gazette des hôpitaux, 5 août 1890), (5) Potain, Un cas de tuberculose aspergillaire. (Union médicale, 26 mars 1891).
AIS veurs s’introduisent dans la bouche pour nourrir les pigeons.
Dans tous les cas qui précèdent, la recherche du bacille de Koch a été infructueuse.
Cette rapide énumération était nécessaire pour montrer que l’on avait réuni, sous le nom de pseudo-tuberculoses, toute une série de faits assez disparates, n'ayant entre eux de commun que la lésion : le tubercule. |
C’est ici le cas de faire remarquer en passant combien est insuffisante la définition d’une maladie, uniquement par sa lésion. Si l’on veut bien se souvenir que la lèpre, la morve, la syphilis, l’actinomycose, certains cas de pyoémie miliaire, ont des lésions identiques ou analogues au tubercule, on conviendra logiquement, étant donné la définition antérieure, que ces maladies auraient pu tout aussi bien être classés parmi les pseudo-tuberculoses. S'il n’en a pas été ainsi, c’est que ces maladies, étudiées depuis longtemps et bien connues, avaient trouvé leur nom et leur place dans la nomenclature pathologique.
Revenons à la classification. Elle nous paraît justifiée en principe ; mais le nom de pseudo-tuberculose He à tous ces cas nous parait abusif.
Examinons la première classe. Doit-on continuer ànommer pseudo-tuberculoses les cas qu’elle renferme ? M non |
On a fait du pseudo-tubercule, ce qui était fort intéressant au point de.vue de la pathologie expérimentale, mais pas de la pseudo-tuberculose, car toute tuberculose vraie ou pseudo a pour caractère primordial et cardinal de se transmettre en série, et les tubercules causés par des poudres inertes sont: incapables de se transmettre d’un animal à l’autre. Villemin l’a démontré, H. Martin aussi. Il y a donc lieu de rayer ces faits du cadre nosologique. Il en sera demême pour la deuxième et la troisième classe. Ici nous avons affaire à des entozoai-
Se res, parasites relativement élevés, ou a des mycéliens très différents des bactériens.
Donner le nom de pseudo-tuberculoses à ces cas causés par desstrongles, des cladothrix, des aspergillus, etc., nous semble peu justifié; et nous aimerions mieux une dénomination telle que strongylose, aspergillose, etc.
Reste la quatrième classe, celle qui fait l’objet spécial de notre étude.
Nous acceptons pour cette classe l’appellation de pseudotuberculose, sous bénéfice, toutefois, des réserves que nous exposerons bientôt.