‹ Des Pseudo-Tuberculoses MicrobiennesChapitre 7 sur 24 · ACT ES · texte numérisé non relu

ACT ES

Les recherches ont surtout porté sur les inoculations aux animaux.

Chez le lapin, l’inoculation donna naissance à une tumeur locale, caséeuse, bientôt suivie d’un engorgement des ganglions correspondants. L'animal, très amaigri, succombait vers le treizième jour. A l'autopsie, la rate hypertrophiée était parsemée de granulations de volume variable. Dans le foie, les granulations étaient plus petites mais plus confluentes.

Dans le poumon et les reins, les lésions, quand il s’en trouvait, étaient plus discrètes. Les inoculations par les voies péritonéale et pleurale donnèrent les mêmes résultats, avec ceci de particulier que les premières ne donnèrent pas de péritonite, tandis que les secondes s’accompagnèrent d’une pleurésie séro-fibrineuse. Enfin linoculation intraveineuse tuait le lapin en deux ou sept jours, suivant la quantité de bouillon de culture injectée (de deux gouttes à un centimètre cube).

Chez le cobaye, et par des voies identiques, l’inoculation produisit sensiblement les mêmes résultats que chez le lapin.

Il sembla cependant que, chez le cobaye, la maladie ait eu une certaine tendance à donner des lésions locales. Ainsi, après inoculations péritonéales et pleurales, on vit de ces animaux succomber avec de fausses membranes sur le foie et la rate dans le premier cas, avec de la pleurésie dans le second, et pas la moindre lésion dans les viscères. Quelques cobayes guérirent même, après avoir eu le tubercule d’inoculation et le retentissement adénopathique.

Dans toutes les lésions, le nouveau bacille ne parvint pas à être coloré.

. La souris se montra sensible à ce microbe ; le chien, le chat et l’âne lui résistèrent.

La conclusion du travail de MM. Charrin et Roger fut qu'ils avaient observé une tuberculose dont le microorga-

— A) — nisme diftérait et du bacille de Koch, et des zooglées de Malassez et Vignal. Ils comparèrent leurs préparations avec celles de Malassez et Vignal, et cette comparaison confirma leur opinion.

Parallèlement aux travaux de MM. Charrin et Roger, M. Don avait fait quelques recherches dans le même sens. Deux semaines après la communication des précédents auteurs, M. Dor (1) adressa à l’Académie des sciences une note où il fit part de ses travaux.

Ïl a fait trente autopsies portant sur des lapins, des cobayes, des rats blancs. 2%

Dix lapins étaient morts spontanément, les autres animaux après inoculation.

Tous avaient réalisé une maladie infectieuse, caractérisée par un nodule d'inoculation, un retentissement ganglionnaire, et par des granulations caséeuses, de volume variable, siégeant dans la rate, le foie, quelquefois dans les reins, plus rarement dans les poumons.

Dans les cultures M. Dor trouva un bacille en chaînettes (strepto-bacille) qu’il Jugea le même que celui de MM. Charrin et Roger. En inoculant les cultures, il n’arriva pas à reproduire la maladie; tandis qu'elle se reproduisait à tout coup en inoculant le suc des nodules caséeux. M. Dor explique ce résultat en supposant qu’en cherchant à obtenir des cultures pures, il n'avait eu qu’une culture atténuée.

Mais M. Dor reprit ses expériences, et en rendit compte à la Société de biologie dans la séance du 12 mai 1888. Il avait retrouvé le même strepto-bacille, et, cette fois, avait pu reproduire la maladie en inoculant des cultures pures.

(1) L. Dor, Pseudo-tuberculose bacillaire (Académie des sciences, 3 avril 1888).

RS 3 Le La durée d'évolution de la tuberculose strepto-bacillaire était plus courte; mais les caractères anatomo-pathologiques de cette maladie étaient incapables de la distinguer de la tuberculose chronique.

Le strepto-bacille se cultive très bien sur bouillon de bœuf salé, sur gélatine et sur pomme de terre. À part sa disposition en longues chaînettes dans le bouillon, ce bacille

présenta bien des caractères communs avec celui de MM. … Charrin et Roger. Sur gélatine, il prit une forme si courte qu'on aurait pu le prendre pour un microcoque.

Les cultures en bouillons présentèrent les premiers jours des petits flocons blancs qui se déposèrent bientôt au fond du tube.

L'asar glycériné ne permit pas le développement des colonies. AS

Au Congrès de la Tuberculose qui se tint à Paris en 1888, MM. Connie et Touper (l) signalent le fait d'une antilope morte d’une affection chronique et dont l’intestin présenta les lésions macro et microscopiques de la tuberculose. Il fut impossible de trouver le bacille de Koch. Les auteurs purent isoler une petite bactérie ovoïde, se colorant par la méthode de Weigert. |

Au même Congrès, M. SoLLes (2) (de Bordeaux) annonce qu'il a trouvé dans des poumons humains tuberculeux un

- microbe particulier, n'ayant rien de commun avec le bacille

de Koch, et se rapprochant plutôt du microbe de lérysipèle. Inoculé au lapin et au cobaye, ce microbe détermina une in-

(1) Cornil et Toupet, Des pseudo-tuberculoses chez hporipe et les animaux

(Congrès de la Tuberculose. Paris, 1888).

(2) Solles, De l'existence d'un organisme que présente le poumon tuberculeux de l'homme et qui n'est pas le bacille de Koch (Congrès de la Tuberculose. Paris, 1888).

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En 1889, M. A En ar Se de tubereulose. Li «

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A l'état frais, la culture semble renfermer deux organismes Se différents: un microcoque légèrement ovale ; un court bacille arrondies. Mais la culture sur plaques permet qu'il s

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