CURE
afin de voir si, dans ces cas particuliers, on peut considérer la brûlure comme responsable des cas psychiques observés.
Discussion de l'observation 1 (1).
Dans cette observation, nous avons à examiner le cas suivant : ;
Un homme, fort bien portant jusque-là, est brülé, le : 18 mars 1898, des pieds à la tête. Quelques jours après, se développe chez lui un délire d’abord nocturne, puis se continuant la journée. Pendant plusieurs jours, il vit absolument dans son délire, sorte de rève auquel il mêle la réalité. On est obligé de l'isoler pour protéger la tranquillité de ses voisins. Peu à peu, ce délire s’apaise, 11 continue encore quelque temps pendant la nuit, et fait place pendant le jour à une sorte d'hébétude, de confusion mentals, de torpeur intellectuelle. Finalement, tout rentre dans l’ordre, et le malade reprend son état d'esprit habituel. Voilà les faits :
Pouvons-nous penser 1ei que la brûlure a été seulement une occasion chez un sujet à tendances vésaniques ? L'étude de ses antécédents ne nous fournit rien qui puisse étayer une semblable supposition. Son père est mort, à 27 ans, de la variole, sans avoir jamais pré- . senté aucun trouble psychique ; sa mère existe encore, très bien portante, saus avoir jamais eu de troubles
{) Voir Thèse de Laurenti, loc. cit.