PEUR
En A
nerveux d'aucune sorte. Ses antécédents héréditaires sont done complètement muets à ce point de vue. Il en est de même de ses antécédents personnels : il a toujours joui d’une excellente santé; il n’a jamais eu la syphilis. Bon ouvrier, attentif à son travail, il est très attaché à sa famille.
Faut-il penser à une crise de delirium tremens survenant à la suite d’un traumatisme chez un alcoolique chronique ? Pas davantage. Le délire alcoolique ressemble beaucoup à celui que. nous avons décrit : agitation, insomnie, hallucinations d’abord nocturnes puis diurnes, anesthésie permettant aux malades d’arracher leurs pansements et de se servir des membres fracturés sans souffrir. Mais ici nous ne trouvons aucune trace d’aleoolisme, ni dans les commémoratifs, ni dans les signes somatiques. Bon ouvrier, sobre, jouissant à l’état normal d’un sommeil tranquille, sans cauchemars, on né trouve chez lui aucun signe d'intoxication alcoolique : pas de tremblement des mains, pas de tremblement de la langue, pas de gastrite, de pituite mati-
nale, etc... On ne saurait même pas songer à une pré:
disposition particulière à cette intoxication par suite d’une hérédité chargée, le père du malade n'ayant jamais non plus présenté d'habitudes alcooliques.
Dans le cas dont nous nous occupons, le délire ayant suivi les lésions, la question du temps écoulé entre les deux faits ne se pose même pas.
Afin d’épuiser complètement la discussion, il faut encore éliminer certaines causes particulières à ce cas et qui auraient pu, elles aussi, déterminer le délire.