‹ Des Psychopathies Consécutives Aux BrûluresChapitre 14 sur 34 · ARE TRUE · texte numérisé non relu

ARE TRUE

tout le reste de La famille, on re trouve rien, aucun aliéné, aucun idiot, aucun épileptique, pas de malformations congénitales. En somme, hérédité très peu chargée, banale, et ne permettant pas d'expliquer l'état mental ci-dessus décrit,

Voyons maintenant les antécédents personnels de l'enfant. L'accident s’est produit à 18 mois; c’est dire que notre examen portera sur une courte période. Cependant, il faudra noter les faits suivants : au moment

de la conception, les parents vivent en mauvaise intelligence. Pendant la grossesse, la mère a eu de fréquentes querelles avee son mari. La grossesse est une grossesse gémellaire. L'accouchement s’est fait un mois avant terme; l'enfant ne pesait que 2 kilogr. En résumé, tout cela est de peu d'importance, bien que certains aient pensé que peut-être on pourrait faire intervenir la gémellité dans l'étiologie de lidiotie.

En fin de compte, nous nous trouvons devant un enfant normalement constitué, ne présentant rien dans ses antécédents personnels et héréditaires qui puisse faire prévoir les troubles mentaux dont il souffrira plus tard. Nous sommes donc bien obligés de rejeter la responsabilité de ces troubles sur le seul accident important que nous trouvions dans son existence : la brûlure et la suppuration qui s’en est suivie. Les troubles psychiques qu’on a constaté à l’âge de 5 ans sont reliés à la brûlure par une suite ininterrompue de faits. L’enfant est arriéré; il marche et parle tard, à 3 ans seulement ; il ne se développe pas physiquement, reste toujours chétif; enfin, à l'exclusion de la brûlure, on ne

rencontre, dans toute son existence, aucune autre cause morbide, si ce n’est la rougeole et la coqueluche qui l'ont atteint à 5 ans. Donc, dans ce dernier cas encore, nous sommes autorisés à dire que nous nous trouvons bien en face de troubles psychiques résultant d’une brûlure antérieure.

Ainsi, la discussion de ces quatre cas, tres différents l’un de l’autre, nous a permis de reconnaître que tous quatre répondent bien aux conditions que nous avons déterminées plus haut comme nécessaires, et nous nous croyons en droit de répondre à la question que nous avions posée comme litre de ce chapitre :

Oui, on peut établir un rapport de causalité évidente entre la brülure initiale et la psychose consécutive.

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