‹ Des Psychopathies Consécutives Aux BrûluresChapitre 18 sur 34 · PUS · texte numérisé non relu

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qui aurait débuté assez subitement environ cinq mois après l'accident. La forme clinique spéciale qu'ont revêtue ces phénomènes morbides, nous permettent en effet d’accuser hautement le shock comme leur ayant donné naissance. Ils constituent en effet une modalité d'un type clinique bien connu décrit sous le nom de névrose traumatiqué. |

Les troubles qui constituent la névrose traumatique peuvent se produire un certain temps après l'accident. Voici, schématiquement décrits, leurs principaux caractères cliniques.

Troubles de la motilité. — On peut avoir soit du tremblement localisé à la face ou aux membres supérieurs, des paralysies flasques ou avec contracture, des athralgies. Les réflexes suivant les cas sont exavérés ou abolis.

Troubles de la sensibilité. — On observe de l’anesthésie ou de l'hyperesthésie partielle ou généralisée. La sensibilité au froid, au contact, à la douleur disparait, mais la sensibilité cutanée ou profonde peut rester intacte. Souvent aussi il y à de l'anesthésie du pharynx. |

Troubles des organes des sens. — L'odorat est le goût sont d'ordinaire intacts. Du côté de l’ouïe on peut avoir des bourdounements, des sifffements, de l'hyperacousie ou de la diminution de l’acuité auditive. Les troubles les plus fréquents sont ceux de la vue : on a soit du strabisme, soit de la difficulté d’acommodation, de la diplopie, de l'amblyopie, de la dilatation pupillaire, du rétrécissement du champ visuel.

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Entin, on peut noter de la céphalée intense, continue et des troubles variés du côté des grandes appareils.

Troubles psychiques. — Où peut avoir de la dépression cérébrale allant jusqu'à la mélancolie et à l'anxiété, de la diminution de la volonté, voire même de l’aboulie, de l’affaiblissement et même de la perte de la mémoire, des insomnies tenaces, des cauchemars. Ces troubles persistent longtemps avec exacerbations ou atténuations passagères ; ils résistent en général à tout traitement. |

Si maintenant nous eXaminons notre observation à la lueur de cette étude, nous verrons que nous y trouvons un grand nombre de caractères superposables aux précédents. Le malade est sombre, mélancolique ; il présente des idées de suicide ; il ne rit jamais, ne s’occupé plus de ses affaires. Il présente de l'impuissance génitale et s’en inquiète outre mesure. Ces troubles ne régressent pas, mais restent stationnaires depuis déjà deux ans. Voilà pour les troubles psychiques. Au point de vue somatique, on trouve de lhyperesthésie géné- ralisée avec retard de la sensation, de l’änesthésie pharyngée. Les réflexes tendineux sont exagérés ; au Ccontraire, les réflexes cutanés sont abolis. Enfin, on note des bourdonnements d'oreilles et un léger rétrécissement du champ visuel.

En résumé, on a bien ce mélange de signes d'hystérie et de neurasthénie caractéristique de là névrose trau- matique. I faut, il est vrai, faire le diagnostic avec l'hystérie ; on le fera en constatant l'apparition rapide des troubles et surtout l’état mental bien spécial dans

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