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dées directement à la personne, mais à la chose et perçues à l'occasion d'un fait. Un individu se présente à la frontière, porteur d'objets soumis au droit de douane : on ne s'inquiète pas de savoir quel est le propriétaire ou le destinataire de ces objets. C'est à l'occasion de ce fait : le passage à la frontière d'un objet déterminé, qu'il faut payer le droit d'entrée. C'est donc à la chose qu'on demande l'impôt. Une transmission de propriété s'opère par vente, succession ou donation : l'état prélève un droit proportionnel à la valeur de la chose transmise.
L'avantage de l'impôt indirect est manifeste pour celui qui l'exige. Il évite de demander directement à chaque membre de la communauté une somme trop forte, qu'on paierait diflicilement et à regret ; il fait assez d'illusions au contribuable sur l'étendue des sommes qui lui sont demandées au fur et à mesure soit de ses achats, soit de tout autre fait donnant lieu à la perception d'un droit, pour que le gouvernement puisse pousser ses exigences jusqu'à la dernière limite. — Aussi est-il seul en mesure d'alimenter les gros budgets.
Les principaux impôts indirects étaient :
1° L'impôt sur l'importation et l'exportation des marchandises {portorium) ;
2° L'impôt sur les successions (vicesima hereditatum) ;
3° Le droit proportionnel sur certaines ventes (venalUiiim) ;
4" L'impôt sur les affranchissements {ticesima manumissionum).
5° L'impôt sur les procès {quadragesima lithim) ;
G" L'impôt sur les mines et les carrières et sur le sel.
L — « Là où il y a du commerce il y a des douanes, » a dit Montesquieu ^ Les douanes furent, dès les premiers temps de la République et jusqu'à la fin de l'Empire romain, sauf à de rares iutervalles-, une source de revenus fort importante.