N" 32, cap. XIII
père de Plancius était maximarum societatum auctor, plurimarum magister; or nous venons de voir dans Festus que Vauctor societatis est le même que le manceps. Gicéron nous parle en plusieurs endroits de ces magistri * ; c'étaient les plus considérables parmi les chevaliers romains : ad L. Yibium Eqiiitem Rom. virum primarium, qiiem reperiebant magistrum fuisse eo ipso anno, qui mihi maxime quœrendus erat venio 2. Dans sa troisième Verrine, parlant de P. Vettius Ghilon, magister scripturœ et ejus societatis publicanorum^ il l'appelle /iowoegMesfris ordinis honestissimus atque ornatissimus ^. Il est question, par cette société, de trois magistri, L. Vettius, L. Servilius et G. Antistius, soit qu'ils aient exercé en même temps, ou qu'ils se soient succédé.
Le magister faisait tous les contrats et représentait la société dans ses rapports avec les tiers. La L. 14. D. de pactis nous montre qu'il pouvait faire des pactes sur les dettes de la société : Item magistri societatum pactum et prodesse et obesse constat. Il présidait à l'administration intérieure et extérieure de la société; il tenait les livres, les registres et les comptes 'i, il convoquait les associés pour délibérer sur les affaires importantes et prendre les mesures qu'exigeaient les circonstances. Gicéron compare ces assemblées à une sorte de Sénat.
111. — Le magister, résidant à Rome, était représenté dans la province, dont la société avait affermé les produits, par un promagister ; celui-ci levait l'impôt dans les différentes villes de la province. Gicéron ^ en fait mention : Terentius meus necessarius, magnas opéras in par tu et scriptura pro Magistro dédit. Zachée, dont il est question dans saint Luc ^, parait avoir été un promagister. Saint Luc
1. Cic. ad famil., Lib. XIII, ep. 9. P. Rupilius Magister in societatc Vccligalium Bithynix, et V. ad Atlic, 15, Magistri scripturœ etportuum.