III. In Verr
4. Sigonius résume ainsi les altributions du magister : Ex his autem socius unus fuit, qui magister societatis diclus est, qui Rornœ sociclati ita proerat ut sorios, quasi senatiim cogendi ; et ad eos, de societatis tiegotiis refcrendi polcstatem haberct, curamquc omnem gereret tahularum et ralionum, quœ uyidique ah ils, qxii publicanorum societati opéras dabant, Rom.r. miltebantur. (Uc aiiliquo jure civ. Hom., 'iG, II. c. 4.)
îi. Ad. Atlic. III, cp. 10.
G. Cap. XIX. 2.
l'appelle. apxiTeXojvYiç, parce qu'il était chef des préposés à l'impôt.
IV. — Lepromagister avaitsous ses ordres des employés, des commis, qui, dans chaque ville, percevaient les droits d'entrée, la scriptura, etc. Pour désigner les fonctions de ces commis, on employait cette expression : opéras publicanis dare; ainsi Valère Maxime, pour dire que Rutilius n'était pas un puhlicain, mais un simple employé, s'exprime ainsi : At P. Rutilius non Publicanum inSicilia egit, sed opéras Publicanis dédit ^ Cicéron emploie fréquemment aussi les mêmes termes 2. Une faut pas confondre ces commis avec les Publicains. Les commis n'étaient que des mercenaires, recevant des appointements fixes {diurnœ capturœ). Les livres tenus par eux étaient envoyés à Rome au magister.
Les commis des publicains ne furent pas toujours des hommes libres. Quelquefois c'étaient des esclaves. Cicéron parle, en plus d'un endroit, des esclaves des sociétés de publicains 3, Dans son discours De provinciis consularibus ^ , faisant l'énumération des violences exercées par Gabinius, l'orateur met au nombre de ces violences les moyens employés par Gabinius pour empocher que le publicain ou son esclave se trouvât soit dans la ville où le gouverneur résidait, soit dans celle où il se proposait d'aller, et il ajoute que ce même Gabinius custodias sustulit. Les commentateurs ne sont point d'accord sur la signification da mot custodias •• les uns veulent que ce soit les appariteurs ou gardes dont les publicains se servaient pour la levée des impôts; les autres entendent par custodias, les prisons où l'on mettait ceux qui se trouvaient en retard de payer aux publicains ^.
Parmi les commis des publicains, les tabularii (contrôleurs) sont mentionnés souvent dans les inscriptions. Ontrouve, parexemple, un