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de l'État et avaient coutume d'être affermées. Elles ont été organisées pour la première fois par Trajan. On doit conclure de cette dernière inscription que dans la première ce qu'on désigne par collegimn salinariorum est bien une association de pul)licains.
Enfin la quatrième inscription parle d'un collegimn aurarionim.. Il existait en Dacie, où l'État était propriétaire de mines d'or, un procurator aurariarum ^ Les leguli aurariarum ^ étaient donc les fermiers de ces mines, et ce qu'on appelait collegia aurariorum l'association de ces fermiers.
Il faut déterminer maintenant avec le plus d'exactitude possible la nature des collegia publicanorum. Il doit suffire pour cela de les caractériser de la môme manière que les autres collèges : ils ne poursuivaient point un profit pécuniaire, c'étaient deS sociétés de secours mutuels. Mais quel rapport y avait-il entre les societates vectigalium publicornm et les collegia publicanorum ? On peut supposer ou bien que les membres de chaque société ont formé un collegiwn, ou bien que, sans limites et sans rapport direct avec l'organisation des sociétés, les membres des différentes sociétés fermières avaient formé entre eux des associations. Cette seconde hypothèse doit être préférée quand on considère le petit nombre des membres des sociétés vectigalium, au moins de certaines d'entre elles. On ne comprendrait pas l'utilité de collèges composés de deux ou de quelques personnes. Cette opinion n'est certainement pas en contradiction avec les termes de Gains sociis permissum eU habere; par socii on désigne d'une manière générale les individus associés à la ferme, et non les membres de telle ou telle société. On devrait même admettre que les fermiers du veciigal qui n'appartenaient pas à une société pouvaient faire partie de la corporation. L'expression socii s'explique par l'habitude qu'on avait de voir la ferme des veciigalia aux mains des sociétés.
1. Sur k'S fondions du procuraior V. Marquardf, Haudbuch der rom. AUerthumer, III, 2, p. 201, 203 ; sur son existence en Dacie, Ackner et Miiiler, Index, p. 215, IX. Les auraria ou aurifodinx étaient d'ailleurs en règle générale la propriété du fisc. Sirubon, III, p. l^S; Tacite, Annal. VI, c. 19.
2. Comp. l'inscription d'Abrudbanya, Neigebaur, p. 183, 6, Ackner et Miiiler, n° 613, époque de l'empereur Lucius Verus.