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sité de satisfaire. Voici commenous procédons dans la circonstance.
Nous plaçons nos malades couchés sur le dos, les jambes écartées, en ayant soin de ne laisser à découvert que la partie malade, et en recouvrant le corps et les jambes soigneusement, pour éviter tout refroidissement. Un pulvérisateur à vapeur est placé au pied du lit et envoie continuellement les poussières antiseptiques sur la plaie. Le malade
est, en quelque sorte, isolé dans Ja salle de l'hôpital, et placé dans une atmosphère antiseptique. Si celte position devient à la longue fatigante pour le malade, nous pouvons le mettre sur le côté, les jambes repliées, et ne laissant de même que sa plaie à découvert et soumise à la pulvérisation.
Dans les trois observations que nous rapportons, une sur la vulve (obs. IT) et deux sur l’anus (obs. 1 et III), nous avons vu la guérison survenir sans aucun accident. Les plaies se sont cicatrisées régulièrement, sans fièvre et sans douleur.
c. Dans l'observation IV, il s’agit d’une jeune fille entrée à l'hôpital, avec une brülure du troisième degré très étendue. Bien que dans ce cas l'étendue du mal et la suppuration abondante, amenée par l'élimination deseschares, aient fatalement entraîné la mort, le résultat obtenu n’en était pas moins précieux, puisque dans les vingt-cinq jours qu'elle
passa à l'hôpital, les douleurs furent nulles et que les symptômes généraux disparurent au bout de
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trois jours, grâce aux pulvérisations antiseptiques.
Dans les brûlures, nous avons, en effet, un symplôme qu'il nous importe tout d’abord de combattre. Ce symptôme, c’est la douleur qui est toujours excessivement vive. Les pansements ordinaires ne réussissent à la calnier que dans une certaine mesure, et comme on ne peui les laisser indéfiniment en place, le renvuvellement des pièces dont ils sont composés fait toujours énormément souffrir le malade. Tandis que, avec notre façon de procéder, nous laissons la lésion à découvert, tout en la protégeant par notre atmosphère antiseptique, comme si elle était enfermée dans le Lister le plus irréprochable.
De plus, quand arrive l'élimination de l’eschare, nous croyons que le spray la facilite énormément. Nous pouvons, en effet, approcher ou reculer à volonté le pulvérisateur à vapeur de notre malade. Lorsque nous le rapprochons, nous obtenons en plus un effet mécanique nullement douloureux, faible il est vrai, mais qui, par son action continue, ne laisse pas que d’aider beaucoup à l’élimination des parties sphacélées.
d. Quant à ce qui est des lymphangites et des érysipèles, ces complications si fréquentes et souvent si redoutables, nous croyons de même qu’elles sont souvent prévenues ou du moins fortement atténuées par les pulvérisations. Nous ne prétendons
pas que ce soit là un remède souverain pour ces sortes d’aflections, mais noue avons vu souvent,
LIT EE dans le service de M. le"professeur Verneuil, des malades opérés à la face, dans les cavités buccales et nasales, et, par conséquent, dans les meilleures conditions pour contracter les érysipèles se guérir dans les meilleures conditions, en évitant ces accidents. Les pulvérisations en étaient-elles causes ? Nous ne saurions être affirmatif à cet égard, mais nous croyons fermement qu’elles n'y étaient pas .complètement étrangères. Nous rapportons, du reste, une observation (obs. IX) dans laquelle nous voyons un malade ayant contracté un érysipèle à la suite d’un phlegmon à la cuisse, et chez lequel cette complication, aussitôt que la pulvérisation a été instituée, a perdu beaucoup des caractères alarmants desquels elle s'accompagne toujours. La température est redevenue normale, pour ainsi dire, en quelques heures, et l’élat général, fort mauvais du reste, puisque nous avions affaire à une personne diabétique, albuminurique et ayant eu des fièvres intermittentes, l’état général, dis-je, loin de s’aggraver, s’est sensiblement amélioré en quelques jours. Du reste, comme dans toutes les plaies qui menacent d’infecter l'organisme, et étant donnée la nature parasitaire de l’érysipèle, nous croyons à l'efficacité de notre mode de traitement. Notre ami, le D: Verchère, nous à communiqué au dernier moment quelques observations qui nous permettent d'ajouter sur le traitement de l’érysipèle par les pulvérisations, quelques réflexions jointes
= ÉD à des observations inédites. pe té pee suivant. )
e. Dans les plaies contuses très étendues et dans les opérations où la réunion immédiate n’est pas tentée pour une cause ou pour une autre, et, en général, partout où l’on a une vaste plaie ouverte et Suppurante, et quand on redoute que le pus résorbé infecte l'organisme, nous croyons que la pulvérisation prolongée peut rendre de grands services.
Notre observation V relate un cas de traumatisme grave, arrivé à la suite d’un accident de voiture; la malade a deux plaies de l’avant-bras étendues de 25 centimètres, avec arrachement de la peau. Les muscles sont mis à nu. La prlvérisation, instituée dès l’arrivée à l'hôpital, empêche la fièvre qui, dans une lésion aussi étendue, n’aurait pas manqué de se déclarer ; de plus, la douleur disparaît aussitôt.
De même, dans nos observations VI, VITLet VII, nous avons des malades opérées de tumeurs du sein ou de l'aisselle, sans réunion immédiate, et laissées par conséquent, avec des plaies profondes et béantes, devant forcément suppurer. Dans tous ces cas, nous avons vu la guérison survenir dans six semaines, sans accident, sauf dans l’observation VII, où nous constatons pendant deux jours une augmentation de température, due à un abcès survenu aux environs de la plaie opératoire. Nous sommes donc naturellement amené à conclure de
ces faits que, dans ces cas, nous pouvons instituer la pulvérisation prolongée.
Quant aux contre-indications de la méthode, ce que nous avons dit des indications nous fait voir dans quelles circonstances nous pouvons la remplacer par un autre traitement,
D'abord, toutes les fois qu’on aura à traiter une plaie simple sans lésions articulaires, sans complications présentes ou futures; quand, en un mot, il n’y aura ni phénomènes locaux, ni symptômes généraux à prévenir, il sera de l'intérêt du mälâde de recourir à une médication aussi simple que possible, et les pansements que l’on emploie couramment aujourd’hui (pansements phéniqués, à l'alcool simple, à l’alcool camphré, au chloral, etc...), aideront certainement à la guérison autant, et même plus que les pulvérisations antiseptiques, qui n’amènent peut-être pas une cicatrisation aussi rapide.
Dans les blessures des membres, on aura quelquefois des lésions d’une gravité telle que la conservation du membre biessé sera impossible. Dans ce cas, quand le malade se trouvera dans de bonnes conditions de résistance, quand le traumatisme sera récent, quand la plaie n’aura pas encore eu’le temps d’être infectée, on devra, Je crois, faire l’amputation ou la désarticulation, suivant les circonstances. On adoptera ensuite les pansements antiseptiques que l’on jugera préférables. On devra agir encore ainsi dans les opérations de cause pathologique, surtout quand on cherchera la réunion
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immédiate. Dans ces circonstances, en effet, une opération, pratiquée dans de bonnes conditions et convenablement traitée ensuite, n’a pas besoin pour réussir de pulvérisations antiseptiques qui ne pourraient que prolonger de quelque temps la durée du traitement. La cicatrisation se fait rapidement d’ellemême, tandis que les pulvérisations pourraient retarder un peu la guérison.