‹ Des Pyrexies AbortivesChapitre 9 sur 57 · RS RE · texte numérisé non relu

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périsme infectieux un certain état fébrile que l’on observe le premier et le second jour dans certains cas de couches pénibles; il faut rapporter l'élévation de température à la fatigue, à la courbature, à la douleur.

De même, plus tard, il faut vérifier si la fièvre n’est pas due à une complication du côté des seins (crevasses, lymphangites, phlegmons ou abcès),

Enfin, le traitement antiseptique nous montre tous les jours des manifestations abortives du puerpérisme infectieux.

DE La rrèvRE TRAUMATIQUE. — Il est actuellement admis , depuis les expériences de d’Arcet, de Billroth, les travaux de Gosselin, de Verneuil et de ses élèves, depuis surtout l'introduction de la méthode antiseptique en chirurgie, que la fièvre traumatique est une fièvre d’origine septicémique.

Il n’est pas nécessaire d’insister sur ces faits, et de renouveler des discussions qui ne rentreraient pas directement dans notre sujet. Cette fièvre traumatique peut, du reste, se montrer à la suite de blessures portant sur des tissus sains, ou sur des tissus malades. Dans ce dernier cas, elle apparaîtrait immédiatement après le traumatisme, le poison étant tout élaboré, alors qu’une voie lui est ouverte pour s’'introduire dans l'organisme. Dans le premier cas, il n’apparaîtrait en général qu’au bout de vingt-quatre heures, le poison ayant besoin d’un certain temps pour être élaboré et produire ses effets (Verneuil et Maunoury (1).

La méthode antiseptique, en supprimant complètement la fièvre traumatique, dénote l’origine septicémique de cette complication.

La méthode antiseptique constitue donc le meilleur moyen d’empêcher le développement de la septicémie et aussi de la faire avorter quand elle se montre sous la forme de fièvre traumatique. L'application d’un pansement antiseptique n’empêche pas toujours l'apparition de la fièvre traumatique : dans ce cas elle serait le résultat, pour quelques auteurs, de troubles fonctionnels, des perturbations nerveuses créées par le traumatisme; pour d’autres, la conséquence d’une application défectueuse de la méthode. La rétention dans les plaies de matières

(1) MANOURY. — Thèse Paris, 1877.

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albuminoïdes, du sang en particulier, qui sont un excellent milieu de culture pour les microbes, explique alors le développement de la fièvre traumatique, alors que toutes les précautions ont été prises. Seulement la quantité de poison élaboré dans ces conditions ne serait pas suffisante pour donner lieu à une élévation considérable et prolongée de la température, à un empoisonnement mortel d'où, comme conséquence, l'utilité d'un nettoyage parfait de la plaie avant d’en faire l’occlusion (1).

Les conditions tirées du malade ou du blessé et qui font qu'il résiste à l’'empoisonnement, nous paraissent être de même ordre que celles qu'on peut trouver chez des individus en proie à des septicémies d'ordre médical.

Le traitement abortif de la septicémie quand elle se montre dans le cours de lésions chirurgicales, provoquée par la rétention du pus, nécessite soit de larges ouvertures et des lavages, soit des contreouvertures, et dans quelques cas le sacrifice complet du membre. Ces faits sont trop connus et trop répétés pour qu’il soit nécessaire d’insister.

SEPTICÉMIE GANGRÉNEUSE AIGUE. — La septicémie gangréneuse, ou érysipèle bronzé, gangrène foudroyante, ete., ne présente pas de formes spontanément abortives. Ce n’est que le traitement chirurgical largement employé qui peut en triompher et alors seulement qu'on l’emploie dès le début des accidents, car on sait la marche foudroyante que présente cette affection dans quelques cas.

L'amputation du membre ou les cautérisations nombreuses et profondes au fer chauffé à blanc, est le seul moyen de sauver les malades. Je n’ai pas à discuter ici les cas où l’on intervient de ceux où l’on ne doit pas intervenir, je n’ai qu’à constater les heureux effets produits par l'intervention.

Nous pouvons ajouter que la septicémie gangréneuse est d’origine microbienne, qu’elle a toujours son point de départ dans une plaie plus ou moins profonde et anfractueuse (2).

DE LA PUSTULE MALIGNE. — L’avortement de [1 pustule maligne ou

(1) WEGENER. — Archives Langenbech, +. XX. 1876,

(2) CHAUVEL. — Article e Septicémie ». Dictionnaire encyclopédique des sciences inédicules.

CHAUVEAU ET ARLOING. — Académie de Médecine, 6 mai 1884.

TRIFAUD. — Revue de Chirurgie, 1885.

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