‹ Des races humaines, ou éléments d'ethnographieChapitre 10 sur 42 · RAMEAU MONGOL. I · texte numérisé non relu

RAMEAU MONGOL. I

ses caractères naturels annoncent, ditM.de Tchihatcheff, une origine différente de celle des Téléoutes, dont il a été parlé ci-dessus. Les Kalmouks qui campent dans le voisinage du Volga, et qui appartiennent, pour la plupart, à la tribu nommée Derbets, sont, comme ceux de l’Altaï, soumis à l’empire russe, tandis que les Dzoungars et les lorgoots y qui errent dans la Dzoungarie, dépendent de l’empire chinois, ainsi que les Kochots ou Eleuths de Kokoonor, qui occupent la partie occidentale du Tangut. 1

1 Quoique le nom de Kalmouk soit tout à fait rejeté par ees peuples , je le signale ici comme dénomination principale, d’abord parce qu’il est le plus connu des Européens, et ensuite parce qu’il est possible que les peuples parlant turc, que les Russes nomment Kalmouks de l’Altaï , ne soient pas considérés comme Eleuths par les véritables Éleutlis.

M. de Tchihatcheff (Voyage dans V Altaï orientai , p. 138) a observé, dans la partie chinoise des monts Savanes, une peuplade qui se nomme Soyons , et qu’il considère comme le meme peuple que divers auteurs ont désigné par les noms de Soïotes ou d’ Oarianghhai ,

RACE JAUNE

Les Mongols proprement dits ou Mongols orientaux errent dans la Mongolie, et se divisent en un grand nombre de tribus , dont les plus nombreuses portent le nom de Khalkhas . .

Les Monnaies habitent en Sibérie, dans le voisinage du lae Baïkal; ils ont plus d’aptitude pour la civilisation que les Mongols et les Kalmouks. Le Gouvernement russe a organisé parmi eux des régiments soumis à la discipline européenne et qui font le service des frontières comme les Cosaques.1

et dans lequel on avait vu la souche des Samoïèdes. M. de Tchihatcheff a trouvé que les Soyons ressemblent beaucoup , par leurs caractères naturels et par leur langage, aux Kalmouks de l’Altaï; mais il signale une différence assez remarquable : c’est que les Soyons qu’il a vus n’ont pas de chevaux et se servent de bœufs pour montures.

Peut-être , lorsque ces peuples auront été mieux étudiés, y aura-t-il lieu de faire un groupe particulier des populations mongoles qui parlent des dialectes turcs , et qui , malgré leurs caractères naturels mongoliques, doivent avoir été plus mêlées avec des Turcs que les tribus qui parlent la langue mongole.

1 V i oy. dans V Altaï orient., p. M. P. dcTchihatcheff,p. 1 90.

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