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pleine, des traits efféminés et une figure douce. Cette famille s’étend sur un pays immense, depuis la mer des Antilles jusqu’au Rio-de-la-Plata ; mais elle ne forme en général que des peuplades sauvages. Le nombre de celles qui se sont soumises aux Européens et ont embrassé le christianisme est peu important. C’est cependant parmi ces peuplades que les jésuites avaient formé ces missions si célèbres dans le siècle dernier, et ou l’on assure que près de 200,000 Indiens se livraient à l’agriculture et aux pratiques de la religion chrétienne. M. d’Orbigny n’établit dans cette grande famille que deux divisions : les Guaranis et les Botocudos- Parmi les innombrables peuplades qui composent la première de ces divisions, nous citerons les Guaranis proprement dits au midi, et les Caraïbes au nord, qui ont joué un grand rôle lorsque les Européens se sont établis aux Petites-Antilles. Quant aux Botocudos proprement dits , ce sont des anthro- P°Ph âges fort sauvages, qui habitent vers
R AME A U S EPTENTRIONAL.
le Rio -Doce fin Brésil , et qui se distinguent par la manière dont ils distendent leurs lèvres et leurs oreilles, en y fourrant de prétendus ornements.
Les peuples du rameau septentrional sont ceux où les caractères de la race rouge sont le mieux prononcés : leur teint est rouge de cuivre, ou plutôt couleur de cannelle claire; leur tête est allongée , leur nez long et aquilin, leurs yeux sont horizontaux, leur front est déprimé, leur constitution robuste, leur taille élevée; leurs sens sont extrêmement développés. Ils ont un caractère fier et indépendant , supportent les privations et les souffrances avec un courage remarquable.
Ils ont l’habitude de peindre leur corps, et surtout leur visage, en rouge. Ces peuples sont les restes d’une population plus considérable qui s’étendait des cotes de l’océan Atlantique a celles de l’Océan Pacifique, mais qui a presque entièrement abandonné la partie orientale de ces immenses régions.
Mous n’indiquerons ici que quelques-unes
RACE ROUGE
de leurs nombreuses peuplades, dont les noms sont d’ailleurs fort sujets à varier, car telle tribu, célèbre aujourd’hui par le renom que lui ont fait ses exploits , sera peut-être demain surprise par ses ennemis, les guerriers seront exterminés, les femmes et les enfants réduits en esclavage et dispersés dans d’autres peuplades.
La famille florialieniie est celle qui paraît avoir les mœurs les plus douces et le plus de dispositions à se civiliser. Elle renferme, entre autres, les Chèrokees , qui, tout en conservant leur indépendance, ont abandonné la vie sauvage , embrassé le christianisme et fait de tels progrès dans la civilisation européenne, qu’il se publie maintenant un journal dans leur langue. C’est à cette famille qu’appartiennent les Creeks > les Séminoles , les Natchésj, les Chactas, etc.
Dans les montagnes du nord du Mexique on remarque notamment les Apaclies, qui font une guerre continuelle aux blancs établis dans ces contrées.