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besoin que son coïL fût prolongé pour être fécondant. Pour que sa durée fut sufTisaute, il ne fallait pas l'abandonner au hasard des déterminations de l'animal. En conséquence, son pénis acquiert, après son introduction dans le vagin, un volume considérable, et l'érection ne se produit qu'après l'intromission, à la faveur d'un os qui communique au membre sa solidité. Mais, chose remarquable, c'est surtout \ers la base de cet os que la verge se gonfle, de telle sorte que ses dimensions dépassent notablement celles de la vulve qu'elle a précédemment franchie sans obstacle. Procédé providentiel, grâce auquel l'animal, contre son gré, termine, avec douleur parfois, un acte qu'il a recherché d'abord, guidé par l'instinct, et commencé sous l'impulsion du plaisir.
Il est aussi des espèces chez lesquelles une seule copulation peut être accomplie par le même couple, le mâle devant périr immédiatement après, et la femelle ne lui survivre que jusqu'après la pontBi
C'est à l'épuisement général que les insectes et les arachnides doivent de trouver la mort
ARTIFICKS l'UliVKNTlFS DE LA FÉCONDATION m
dans la copulation. La plupart, d'ailleurs, s'ils ne succombent pas, donnent les signes d'un collapsus profond et d'une sorte de syncope, soit cliez le mâle, soit chez la femelle, durant les coïts rapides et quelquefois môme durant ceux qui se prolongent ou se répètent successivement, pendant un certain temps, comme on le voit pour le mâle du hanneton, la femelle de plusieurs araignées, etc. (i).
Nous avons dit ailleurs pourquoi l'homme, en sa qualité d'être raisonnable et moral , doit demeurer libre dans l'acte de reproduction, comme il l'est aussi dans les fonctions qui se rapportent à la vie de l'individu. Nous ne reviendrons donc pas sur ce sujet. Il lui fallait cependant un mobile qui le sollicitât d'obéir à la loi en vertu de laquelle les espèces se perpétuent, et ce mobile est double : 1° l'attrait du plaisir, 2° le sentiment de la paternité. Que ce dernier soit obscur, et le premier sera encore assez efficace. Mais qu'il soit éludé, et nulle sécurité n'existera plus, et les générations risqueront de
(i) Diig(''?, Traili' (Je phjsiolorjie comparée de l'Iiomme cl dcx animaux, t. m, p. 285.
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s'éteindre. Alors, cet élément, si puissant dans l'ordre de l'univers, se trouverait abandonné aux hasards du libre arbitre, s'il pouvait naître un conflit dangereux entre l'intérêt de l'individu et celui de l'espèce.
Qu'on nous pardonne de signaler, enfin, dans les artifices imaginés pour prévenir la fécondation, un danger immense et d'une incalculable portée. Nous ne craignons pas d'être démenti ni taxé d'exagération, en l'élevant aux proportions d'une véritable calamité.
N'est-il pas vrai, en effet, que les mœurs publiques doivent en grande partie leur dégradation, et les familles leur désordre, aux scènes scandaleuses de l'alcôve, trop souvent transformée en véritable lupanar? L'immoralité du mari apprend à la jeune épouse les ingénieux stratagèmes inventés par la débauche. Révoltée d'abord dans sa pudeur, jusque-là respectée, secrètement avertie par sa conscience de l'outrage à la morale dont elle se fait l'innocente complice, la femme se souviendra, si jamais sa vertu vient à succomber, des leçons qu'elle a reçues, pour tromper la nature, et s'assurer
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l'impunité, tout en violant odieusement la foi conjugale, ce palladium de la famille. A qui la faute? si ce n'est à l'imprudent qui n'a pas su conserver précieusement, chez sa compagne, la chasteté, celte sauvegarde que Dieu lui-même a placée dans le cœur de la femme, pour préserver sa faiblesse et l'avertir du danger; car la femme qui ne rougit plus, est livrée sans défense aux suggestions du vice; et si, alors, l'honneur du mari reste sauf, c'est que les circonstances le serviront bien plus que sa sagacité.
DIÎS ÉPOUX ET DE LA PIIOGÉNITURE