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RAPPORTS PENDANT L'ÉPOQUE MENSTRUELLE

L'écoulement des règles s'accompagne, communément, d'une sérielle symptômes généraux qui peuvent revêtir une certaine gravité : ce sont des douleurs plus ou moins vives, et un senlimciit de pesanteur incommode, dans la région lombaire et dans le bassin, de la lassitude dans les jambes et une tuméfaction des mamelles, indices de la solidarité qui relie entre elles toutes les parties du système génital.

Tant que dure l'évacuation, le pouls perd de sa force et de sa fréquence, les yeux s'excavent, s'entourent d'un cercle livide et prennent une expression de langueur toute particulière. Le moral subit également l'influence de la menstruation, et, selon M. Raciborski, aussi bien (juelcs médecins-légistes tiennent compte à la femme des modifications qui s'opèrent chez elle, dans les sentiments et les penchants, pendant la grossesse, il faudrait également faire la part des changements qu'elle peut éprouver dans son étajt mental, durant la période menstruelle; car, — dit-il, — sous l'empire de la surexcitation nerveuse cataméniale , « elles peuvent commettre des actes, jusqu'à un certain point

indépendants de leur volonté, puisqu'elles ne jouissent pas alors, complètement, de leur libre arbitre (1). » Voilà pour la menstruation du type le plus normal. Si, au contraire, l'hémorrhagie est entravée par une cause quelconque, il peut survenir des symptômes morbides de toute nature.

Chez la plupart des femmes, l'écoulement menstruel dure de trois à quatre jours. Par exception, il se prolonge quelquefois pendant une semaine et plus.

Burdach a évalué à environ 200 grammes la quantité de sang rendue à chaque époque ; d'autres l'ont portée à 300, 350, 500 grammes et au delà, selon les idiosyncrasies. On peut établir, comme base à peu près générale, que les femmes pauvres et mal alimentées perdent moins que celles qui vivent dans l'opulence et se nourrissent copieusement, de même que les femmes lascives et débauchées sont réglées plus fréquemment, et avec plus d'abondance, que celles qui observent la chasteté et sont d'un tempérament moins ardent.

(1) A. Raciborski, Traité de la Menstruation, Paris, 1868, p. 83.

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