‹ Des rapports conjugaux considérées sous le tirple point de vue de la population, de la santé et de la morale publique (volume 2)Chapitre 19 sur 25 · DE LA VIEILLESSE CONSIDÉRÉE AU POINT DE VUE DU MARIAGE · texte numérisé non relu

DE LA VIEILLESSE CONSIDÉRÉE AU POINT DE VUE DU MARIAGE

Les règles de conduite que l’âge avancé impose à l’homme dans la condition d’époux peuvent être envisagées sous trois faces bien distinctes : selon que l’individu a vieilli dans le mariage, ou qu’il se marie vieux avec une femme d’un âge proportionné au sien , ou enfin qu’il s’unit, étant déjà parvenu à la vieillesse, avec une jeune fille capable encore de procréer.

Mais on remarque tout de suite que les deux premières situations se confondent et qu’il ne reste à étudier séparément que la troisième, en vue des éventualités qu’elle crée pour la jeune femme et sa progéniture.

De là résulte cette division :

1° Des relations conjugales entre vieillards;

2° Du mariage entre vieillards et jeunes filles.

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Nous consacrerons donc un paragraphe spécial à chacun de ces deux cas.

§ 1 . — Iles relations conjugales entre vieillards.

Il nous paraît nécessaire, avant d’en venir à des préceptes, de déterminer quel est l’état que la vieillesse imprime à l’un et à l’autre sexe, relativement aux fonctions sexuelles et aux passions qui s’y rapportent. Cette exposition nous a semblé d’ailleurs tout à fait indispensable pour l’intelligence de ce que nous aurons à dire dans la suite de ce chapitre.

La faculté de procréer s’éteint chez la femme avec la menstruation, comme on a pu le voir précédemment. C’est vers l’époque de quarante cinq à cinquante ans que le flux menstruel se supprime, que les seins se flétrissent et que l’utérus perd son activité organique. Le corps luimême ne tarde pas à entrer dans cette phase de décrépitude, et bientôt on voit cette femme, si favorisée par la nature à l’âge où elle était pré-

posée à la reproduction de l’espèce, disgraciée, à l’égal d’un être qui n’a plus de mission à remplir ici-bas. Cependant la famille et la société la dédommagent de la perte de ses agréments physiques, en l’entourant du respect et des soins touchants qui sont comme la rémunération des services qu’elle a rendus à l’une et à l’autre, en se vouant aux devoirs de la maternité.

A cette période de la vie, la femme a éminemment besoin de l’afTection et de la protection du mari dont elle a embelli l’existence. Bien coupable serait celui qui pousserait l’ingratitude jusqu’à l’indifférence ou l’abandon.

Chez la femme, la transition de l’âge adulte à la vieillesse est désignée sous le nom d'âge critique , pour exprimer les dérangements qui coïncident avec la ménopause. Les organes de la reproduction n’ont plus alors une vie spéciale, et partant n’influencent plus l’économie tout entière. Malgré cela, la femme, toujours

désireuse de plaire, s’ingénie par tous les artifi-

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ces imaginables à conserver ce que la nature lui a laissé de charmes, jusqu’à ce que, pénétrée de son impuissance, elle cherche une consolation en donnant à ses sentiments affectifs une détermination nouvelle.

Chez l’homme, la puissance prolifique persiste jusqu’à une époque indéterminée, mais qui est toujours en rapport avec la force de la constitution et l’intégrité de la santé générale. Communément on observe la diminution de la faculté procréatrice vers la cinquantième année, et cet abaissement va croissant jusqu’à l’âge de soixante-dix ans, période ultime de l’exercice du sens génital, où tout a disparu jusqu’au désir lui-même.

Mais si la nature assigne une durée à peu près constante à la faculté procréatrice dans les deux sexes , a-t-elle fourni pour l’homme , comme pour la femme, un signe certain auquel il soit permis de reconnaître l’anéantissement de celte faculté.

Cette question a été traitée longuement dans un travail ex professa sur l’impuissance et la stérilité, par un médecin qui en a' fait l’objet de ses études de prédilection.

Nous allons tâcher de résumer le plus succinctement possible la discussion à laquelle se livre à ce sujet M. Roubaud (1).

Les opinions qui ont cours dans la science d’aujourd’hui semblaient depuis longtemps en contradiction avec les faits les plus authentiques, lorsque, dans ces dernières années, M. Duplay, dans un mémoire sur lequel nous reviendrons tout à l’heure, est venu saper jusque dans ses fondements la doctrine accréditée.

Personne ne conteste que, dans l’ordre régulier des choses, l’homme arrivé à un certain âge perd la faculté de se reproduire ; d’où l’on a dû conclure que, puisque la propriété fécondante réside dans les zoospermes, ceux-ci de-

(1) Félix Roubaud, Traité de l’impuissance et delà stérilité chez l'homme et chez la femme. Paris, 1855, t. II, p. 594 et suiv.

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vaient faire défaut chez les vieillards. La logique le voulait ainsi; mais, d’autre part, l’expérience vint confirmer cette vue à priori , ainsi que l’attestent formellement la plupart des physiologistes modernes, tels que : MM. Longet, J. Müller, Kartzœker, Geoffroy, etc. Cependant cette doctrine et ces expériences ont contre elles une autorité d’un grand poids. « L’appétit vénérien,— dit Wagner, — diminue chez l’homme, mais la faculté d’engendrer semble subsister pendant toute la vie, chez ceux qui jouissent d’une bonne santé... J’ai trouvé chez les hommes très-âgés des spermatozoaires dans les testicules, particulièrement chez des hommes de soixante à soixante-dix ans. Fréquemment il n’y en avait plus dans le canal déférent, mais, en général, les vésicules séminales en contenaient (1). »

En présence de ces assertions contradictoires, M. Duplay est venu apporter le fruit de ses re-

(1) Histoire de la génération, irad. française, p. 14 et 31.

AU POINT DE VUE DU MARIAGE. 357 cherches, qui avaient pour but d’élucider la question.

Mais, comme le fait remarquer très-judicieusement M. Roubaud, « pour les lecteurs superficiels, la lumière apportée par M. Duplay, loin d’avoir éclairé le difficile problème de la fécondation, l’a replongé dans de nouvelles ténèbres ; car, dira-t-on, si la sécrétion spermatique s’effectue chez le vieillard aussi normalement que chez l’adulte, et si le premier n’a plus, comme le second, l’aptitude de procréer, cette aptitude, évidemment, ne réside pas dans la composition du sperme, ou, pour simplifier, dans la présence des spermatozoaires, et il faut en revenir à l’opinion de Burdach, » qui considère les animalcules comme un effet accessoire et un phénomène concomitant de cette faculté, et non point comme sa cause essentielle.

En effet, M. Duplay a trouvé, comme Wagner, des zoospermes dans la semence des vieillards, et jusqu’à l’âge de 86 ans.

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Nous citerons textuellement les dernières

conclusions du travail de M. Duplay :

« Contrairement à l’opinion généralement admise par les physiologistes, les spermatozoïdes se retrouvent dans le sperme des vieillards. Les cas contraires, loin d’être la règle, doivent être considérés, d’après nos recherches, comme l’exception. Si, dans certains cas, les spermatozoaires sont moins nombreux que chez l’adulte, ou répandus moins uniformément que chez ce dernier dans toute l’étendue des voies spermatiques; si, dans certains cas, ils présentent une conformation moins parfaite, dans d’autres aussi, et quelquefois chez des sujets très-âgés, on les retrouve avec tous les caractères qu’ils présentent pendant la période moyenne de la vie.

« Si les vieillards ne sont plus aptes à se reproduire, ce que l’on observe le plus généralement, et si, d’un autre côté, la présence des spermatozoaires constitue la qualité fécondante

de la liqueur séminale, c’est moins à la composition de leur sperme qu’aux autres conditions de l’acte reproducteur qu’il faut attribuer l’infécondité des vieillards (1). »

Mais quelles sont ces autres conditions qui expliquent la stérilité des vieillards? M. Roubaud croit avoir trouvé que l’infécondité de l’âge avancé tenait, dans la majorité des cas , chez ceux-là surtout qui possèdent des animalcules spermatiques normaux, à une diminution notable de la force d’émission de la liqueur séminale; et il raisonne ainsi par analogie avec ce qui se passe chez l’adulte épuisé qui devient stérile par la même cause.

S’il nous faut maintenant exprimer notre sentiment à l’endroit de cette théorie toute mécanique, nous déclarerons qu’elle ne nous satisfait nullement, et que nous aimons mieux admettre quelque modification encore inconnue

(1) Archives générales de médecine , décembre 1852, p. 403.

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du sperme des vieillards, qui rendra un jour raison de leur inaptitude à se reproduire. Nous avons d’ailleurs par devers nous plusieurs observations de femmes fécondées par des individus qui, soit par calcul, soit par impuissance, n’avaient projeté leur sperme ni bien loin, ni en grande quantité. Nous croyons, en un mot, que dans l’acte mystérieux de l’imprégnation séminale, les éléments, quantité et force de projection , ne jouent qu’un rôle très-secondaire, et que c’est dans un ordre de faits autrement élevé, qu’il convient d’en rechercher les conditions, si capricieuses en apparence.

On peut se demander si l’amour survit chez l’homme à cet âge heureux où la fougue des passions trouve dans un organisme jeune et robuste son auxiliaire obligé. Evidemment oui. Mais ce n’est plus cet amour tourmenté, cette angoisse, ce désespoir ou ce bonheur suprême qui font de la vie un véritable enfer. L'amour du vieillard est plus calme, plus réfléchi, et

partant plus tenace. Dans la jeunesse, l’amour trahi peut entraîner l’exaltation du délire, pousser quelquefois jusqu’au suicide. Dans un âge avancé, la victime se laisse immoler doucement et sans se plaindre ; mais le vide profond qui se fait tout à coup dans ce cœur incapable de réaction peut amener à sa suite la lypémanie, et même la mort, par Pallanguissement graduel des principales fonctions.

« Chez les femmes, cette passion se modifie également par l’âge, quoique bien moins que chez les hommes. Voilà pourquoi beaucoup aimer explique toute la femme. Elle aime comme elle vit, comme elle respire ; il semble que chez elle la nature donne un besoin, l’amour; une affaire, l’amour; un devoir, l’amour; une récompense, l’amour. Or elle reste fidèle à cet instinct puissant. En général, on peut diviser la vie des femmes en trois époques. Dans la première elles rêvent l’amour, dans la seconde elles

le font, dans la troisième elles le regrettent.

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L’amour tient tant de place dans la vie d’une femme tendre, il absorbe tellement son temps et ses facultés, le charme idéal dont il l’environne est si puissant que, lorsqu'elle arrive à l’àge où il faut y renoncer, elle croit se réveiller après un long rêve et apercevoir pour la première fois les peines et les misères de la vie. Toutefois cet amour ne fait que changer de forme et de manifestation. Si, à un certain âge, on le sait, quelques femmes portent dans le commerce de l’amitié une grâce, une délicatesse inconnue aux hommes, il ne faut pas s’en étonner, c’est un reste de l’amour. Telle est l’origine de ces liaisons pleines de charmes qu’épure déjà la maturité de l’âge et que colorent pourtant les derniers reflets de la jeunesse. Cette faculté d’aimer, tout en se conservant, change donc de

forme et surtout d’objet avec le temps

c( L’amour conjugal porté à un certain degré d’exaltation est un des traits particuliers de ce sentiment chez les femmes. On en remarque

également qui, douées d’une imagination singulièrement vive et d’une sensibilité extrême, tombent à un certain âge dans Y amour mystique et la mélancolie religieuse.

« Voici enfin une dernière remarque sur la passion dont il s’agit : c’est que l’influence de l’âge est beaucoup plus grande sur l’amour physiologique que sur l’amour sentimental, qui a moins besoin de force physique et d’exaltation juvénile. Ces pensées d’amour, ces laves éteintes, dit-on, par le temps, peuvent conserver un reste de chaleur vivifiante pour l’esprit. Il y a des hommes qui, toujours jeunes de cœur et d’imagination, ont pour l’amour une constante dévotion qui, en se prolongeant, semble ranimer le principe vital au lieu de l’épuiser. On remarque quelquefois un attachement pour les femmes qui, dans certains vieillards à tête vive, est bien près de l’amour. Veut-on d’ailleurs une frappante différence entre la manière d’aimer du jeune âge et de l’âge avancé? Elle est connue

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depuis longtemps : c’est que les grandes folies appartiennent au premier amour, et les grandes faiblesses au second... (1). »

Si l’amour, — l’amour sexuel bien entendu, — peut encore tourmenter l’homme qui, par son âge, semblerait devoir échapper à ses tortures pour la sérénité de ses derniers jours, est-il du moins aussi fréquent de voir chez le vieillard la puissance virile en état de répondre aux sollicitations du cœur? Malheureusement non, et les éphémérides de la science enregistrent comme de rares exceptions les noms des privilégiés chez lesquels la vie de reproduction s’est prolongée au delà de l’époque que nous avons indiquée plus haut, comme terme normal à la faculté procréatrice.

Parmi les exemples de réminiscence amoureuse, chez des hommes parvenus au déclin de la vie, il en est qui sont étayés de témoignages

(1) Réveillé-Parise, Traité de la vieillesse , hygiénique , médicale et philosophique. Paris, 1853, p. 137 et suiv.

si solides qu’il est difficile de les révoquer en doute. En voici quelques-uns :

Begon, médecin au Puy-en-Velay, cite un homme de robe de son temps et de son pays qui se maria à 75 ans, mû par un principe de conscience, et ne pouvant plus résister à V éruption tardive y mais violente y d'un tempérament qui l'excitait à V amour (1).

Un armurier de Montfaucon, âgé de 80 ans, sentit tout à coup renaître en lui des forces qu’il croyait à jamais perdues, se remaria et donna le jour à de vigoureux enfants (2).

On trouve dans un grand nombre de recueils ce fait curieux, tiré des Transactions philosophiques (3) , d’un Anglais nommé Thomas Parr, qui mourut à 152 ans, après avoir passé toute sa vie dans la plus austère frugalité. Cet homme épousa à 120 ans une veuve, et accomplit pendant longtemps encore l’acte matrimonial, avec

(1) Mémoires de Trévoux, novembre 1708.

(2) Idem.

(3) Transactions philosophiques, année 1668.

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une ponctualité dont sa compagne se plaisait à lui rendre justice.

Au rapport de Yalère Maxime, Massinissa, roi de Numidie, engendra Méthynnate à l’âge de 86 ans.

Félix Plater affirme que son grand-père fit des enfants jusqu’à l’âge de 100 ans (1).

Mais voici une observation bien plus rare qu’on rencontre dans l’histoire de l’Académie des sciences. C’est celle d’un homme du diocèse de Seez, qui épousa à 94 ans une femme qui en avait 83, et qu’il avait rendue enceinte. Celle-ci accoucha à terme d’un garçon.

L’authenticité de ce fait est irrécusable. Mgr l’Evêque de Seez en fit l’objet d’une communication à l’Académie (2).

Les fonctions génitales sont à tous les âges des causes de maladies, par le peu de discernement qui préside en général à leur accomplisse-

(1) Anecdotes de médecine. T. II.

(2) Mémoires de l’Académie des sciences, année 1710.

ment ; mais ce qu’il y a de remarquable, c’est que les vieillards qui, cependant, ne sont plus dominés par la fougue des passions, ne savent pas plus que les jeunes gens résister à l’attrait des périlleuses jouissances que procure l’amour. Et ce qu’il y a de plus déplorable, c’est que ce sont précisément ceux qui ont abusé de leurs jeunes années qui continuent les mêmes excès dans leurs vieux jours.

Le danger des rapprochements sexuels dans l’âge avancé procède d’une double cause, de la déperdition du sperme et de l’ébranlement nerveux qui accompagne le coït. Or le sperme est l’extrait le plus pur du sang, et selon l’expression de Fernel, totus homo semen est. La nature, en le créant, ne s’est pas proposé seulement de le faire servir à communiquer la vie , mais encore à entretenir la vie individuelle. En effet, la résorption de la liqueur fécondante imprime à l’économie tout entière une énergie toujours nouvelle et une virilité qui contribue

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à la prolongation de la vie. Quant à l’énervation qui succède aux spasmes cyniques, pas n’est besoin d’insister sur ses conséquences désastreuses, à une époque où le principe vital est plus ou moins en déficit.

Réveillé Parise, dans son Traité de la Vieillesse, énumère longuement les causes du désordre auquel s’abandonnent des vieillards, au grand détriment de leur longévité. Nous ne résistons pas à la tentation de reproduire quelques-unes des pages éloquentes que cet observateur si sagace a écrites sur ce sujet.

Une des premières causes de cette infraction aux vrais principes de l’hygiène, « c’est que l’homme encore dans sa verte vieillesse, répugne longtemps à se croire tel qu’il est. Ses souvenirs , presque synonymes de regrets, sont toujours là dans sa mémoire et dans son cœur pour le tourmenter, car il jette sans cesse son regard en arrière, pour contempler à l’horizon lointain cette terre promise de l’amour et de ses

plaisirs, où il serait si doux de vivre, s’il était possible d’y rester. Difficilement il s’accoutume à l’idée que la haute prérogative de procréation lui est à peu près retirée, et il ne veut s’avouer à lui-même que le plus tard possible cet état de décadence dont l’a frappé la nature. Cette nouvelle manière d’être paraît comme injurieuse, comme flétrissante, car il est bien peu d’individus capables d’accepter la vieillesse sans faiblesse d’esprit, sans trouble de raison. Le temps blanchit leur tête sans désenchanter leur esprit. D’ailleurs, un homme bien constitué, que l’âge n’a pas encore accablé, éprouve encore des réminiscences perfides et tentatrices ; tout semble jeune en lui, excepté la date de sa naissance. Ses années sont dépensées, mais non sa force. 11 s’avoue bien que l’aiguillon du besoin n’est pas aussi pressant qu’autrefois, qu’il ne sent plus cet excès de vie , ce feu, cette ardeur qui jadis embrasaient son sang et son cœur ; mais il ne se croit nullement un athlète tellement

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