‹ Des rapports conjugaux considérées sous le tirple point de vue de la population, de la santé et de la morale publiqueChapitre 20 sur 24 · DES U APPORTS CONJUGAUX · texte numérisé non relu

DES U APPORTS CONJUGAUX

femme qui le rend est saine ; car, dans le cas contraire, il doit avoir quelque influence sur les objets extérieurs, ainsi que les autres excrétions, lorsqu'elles se font dans un corps affecté de quelque maladie (i). »

Mais si le sang menstruel est ordinairement exempt des propriétés malfaisantes qu'on lui avait attribuées injustement, il n'est que trop vrai qu'il les contracte souvent par son séjour trop prolongé dans le canal utéro-vaginal qu'il est obligé de parcourir. Là, il se corrompt et acquiert tous les caractères des liquides animaux en décomposition, c'est-à-dire une âcreté et une virulence proportionnelles à la durée de sa stagnation dans les parties et à la température des lieux, sans compter encore qu'il participe d'autres conditions idiosyncrasiques de la femme, dont il nous est impossible d'apprécier exactement l'influence. Du contact de ce liquide vicié sur la muqueuse du

(1) De lliomme et de la femme, considérés physiquement dans V état de mariage, par IVl. de Lignac. Lille, 1774, t. II, p. 106.

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