‹ Des rapports de l'accommodation avec la convergence et de l'origine du strabisme [electronic resource]Chapitre 6 sur 8 · ÇO · texte numérisé non relu

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Avec la réapparition de l'A. dans l'O. G. revint aussi la faculté de convergence. En effet, si dans le regard un peu sur la gauche, on faisait fixer l'O. G. en éliminant l'O. D. avec le prisme vertical, on voyait que l'O. D. au lieu de se porter à l'externe comme auparavant, convergeait exactement vers le point fixé par l'O. G., pourvu que ce dernier s'adaptât exactement pour les points. Chaque changement de A., provoqué sur l'O. G. (avec des verres + non supérieurs à sa faculté d'Aï), imprimait aussi des mouvements correspondants d'add. ou d'abd. sur l'O. D. éliminé. L'O. D. se mettait aussi dans un état d'A. identique à celui effectué par l'O. gauche. Pour le regard incertain, spécialement au lointain, l'O. D. se mettait encore en extrême abduction avec ptôse des paupières, quand la vision était confiée à l'O. G. ; mais la paupière droite se soulevait et l'O. D. se mettait en convergence aussitôt que l'O. G. s'accommodait exactement pour l'objet fixé.

On pratiqua la ténotomie du D. externe gauche, laquelle ne produisit pas d'effet sur la faculté d'excursion à l'interne ; la diminution de force du D. externe n'augmenta en aucune façon l'action du muscle droit interne. — Cependant le champ d'Aj de l'O. G. continua à s'accroître et la malade, laissée libre de voir avec ses deux yeux, avait pris, après quelques jours, l'habitude de tourner la tête vers la droite, portant de préférence le regard vers la gauche, c'est-à-dire dans la direction où le recouvrement de la faculté de convergence lui permettait de voir binoculairement simple ; quand la malade fixait de cet'e manière, la paupière gauche ne se relevait pas complètement, mais assez pour laisser l'O. à découvert. — Comme dans la vision incertaine, et spécialement au lointain, la malade avait encore l'habitude de fixer sur le plan médian et à cause de cela avec l'O. D.,

PO. G. retournait souvent encore dans sa position de déviation extrême à gauche avec blépharoptose. — On pratiqua la ténotomie du D. externe droit. A partir de ce moment le regard reste constamment tourné à gauche et, après quelques jours, la malade paraissait presque avoir perdu la faculté de tourner PO. D. vers la droite, à moins que, couvrant PO. gauche, PO. droit pût se porter à droite sans qu'il en résultât la gêne de la diplopie. — Malgré la cure régulière iodico-mercurielle suivie pendant deux mois, l'excursion à l'interne de PO. G. s'est peu agrandie, et dans l'aspect de la physionomie et de la direction du regard, la malade rappelle par beaucoup de points la symptomatologie de ce que l'on désigne sous le nom de déviation conjugée des yeux.

Les faits de ce genre ne doivent pas être très rares, car j'en ai observé deux à peu près identiques depuis la première publication (1884) de ce travail. J'ai eu également l'occasion de constater, dans un cas de mydriase essentielle unilatérale avec impossibilité dans l'œil affecté d'accommoder isolément, que l'A. s'effectuait intégralement dans cet œil, lorsque l'impulsion lui était transmise par l'intermédiaire de l'œil sain. De même, dans des mydriases diphtéritiques avec paralysie incomplète de l'A. dans un œil, j'ai aussi constaté que l'impulsion provenant d'un œil peut influer sur l'A. de l'autre œil

1 Giorn. delV Accad. di Medicina di Torino, 1887.

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